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rendaient un son strident quaiul on les agitait (tlg. 800 et 807). Le manche du sistre porte souvent une tôle d'iais ou Allior, et il est quelquefois incrusté d'or ou d'argent. Les pr^lresscs l'agitaient en sigue *Io
Pig. eta. — SoDoelMt.
joie dans les processions. On trouve des simulacres de sistres eo terre émaillée, qu'on déposait dans les tombeaux après les avoir brisés, en signe de deuil.
Le sistre était presque toujours en bronze ; un alliage particu-
LES INSTnnHENTS DE MUSIQUE. S»
bable que cet instrument servait seulemenlcomrae accompagnement, car il est incapable de rendre par lui-même des sons bien variés (fig. 800). On le voit quelquefois sur les monuments, principalement sur ceux qui représentent les cérémonies du culte de Cybèle ou de Bacchus, et il s'y trouve généralemenl en compagnie des cj'mbales et du tympanon.
Les sonocttes dont se servaient les anciens avaient les mêmes formes que les nôtres; elles consistaient en une cloclie métallique pourvue à l'intéiieur d'un battant qui la fuit résonner quand onl'aEpte. On s'en servait pour une foule d'usages divers et dans tous les pays de l'antiquité. H. Layard a retrouvé, dans une chambre du palais de Nimroud, environ quatre-vingts sonnettes en bronze avec un battant de fer. La plus grande avait neuf centimètres de hauteur sur six de diamètre. Les figures 801 et 802 reproduisent deuK de ces sonnettes.
InttiuiDBnt dfl mutlque-
On se servait aussi dans quelques contrées d'une sorte de cloche suspendue (ftg. 803) sur laquelle on frappait avec une boule de métal fixée à un manche (fig. 804).
Les Grecs et les Romains employaient les sonnettes pour avertir les domestiques, et ils en accrochaient au cou des bestiaux qu'on menait au pâturage. On s'en servait aussi dans les établissements de bains pour . prévenir le public que l'eau était suffisamment chauiïée. Enfin, dans les sacrifices et dans les processions, on avait des ustensiles pourvus de sonnettes dont le tintement prenait alors un caractère religieux. Il est probable que l'instrument de musique représenté figure 805 appartenait à cette dernière catégorie ; c'est du moins ce qu'on peut supposer d'après les têtes de divinités qui le décorent.
Le sistre est un instrument de musique dont on se servait pour les cérémonies en l'honneur d'isis. Sa partie supérieure est traversée par des liges en métal auxquelles étaient suspendus des anneaux mobiles qui
nées par des crochets, d'autres contiennent des anneaux de diverses dimensions, qui résonnaient quand on agitait l'insti'uffieat.
Plutarque, dans son traité d'Isis et Osiris, nous donne la raison
naytbologique pour laquelle le sistre était spécialement consacré à Isis. « Le sistre indique que tQus les êtres doivent être agités sans que rien
UDdi,k.)
fasse cesser leur mouvement, et qu'il faut en quelque sorte les secouer, les réveiller de leur état de marasme et de torpeur. On prétend, en effet, qu'au bruit des sistres. Typhon c?t détourné et mis en fuite. On donne à entendre par là que le principe de corruption entrave et arrête
le cours de la nature, au lieu que la cause génératrice, par le moyen du mouvement, la dégage et lui rend toute sa force. »
Le tambour est indiqué dans les monuments égyptiens comme un instrument mililaire (Gg. 808). Il paraît que les Parthes et quelques
populations asiatiques l'employaient également, mais on ne voit pas que les Grecs et les Romains s'en soient jamais servis dans leurs armées.
Le tambour égj'plicn est un cylindre creux, en boisou en métal, pourvu d'une peau tendue aux deux bouts. On le frappait des deux côtés à la fois avec une baguette ; il aurait donc été impossible de le porter comme dans les armées modernes, où on ne frappe que d'un seul côté. Il était suspendu par une courroie au cou de celui qui en frappait, de telle fa-
çon que la peau sur laquelle porlait la baguetlâ se trouve dans une position verticale. En un mot, le c>liadre était tourné de droite à gauche, au lieu d'Ôtrc tourné de haut en bas, et les deux baguettes fra| la m€me hauteur de cbuque cûli^ de l'insIrutueDt,
appaient i^|
Le tympanon est un cerceau de bois ou de métal couvert par uae peau tendue comme la toile d'un tamis. Un instrument de ce genre se trouve aux mains d'un des personnages représentés sur un bas-relief assyrien que reproduit la figure 809. Le tympanon se frappait avec la maia non avec une baguette comme le tambour. Dans l'histoire de Jacob, le tambourin est mentionné comme accompaguant le chant et les instruments à corde. « Pourquoi t'es-tu enfui en cachette et t'es-tu dérobé de moi sans m'en donner avis ; je t'eusse conduit avec des chansons, au son de la harpeet du tambourin. » Nou& reirouvons le tambourin dans VExode : « Et Marie, sœur d'Aaron, prit un tambourin, et toutes les femmes sortirent après elle avec des tamliourins et des llùtes. n
Dans les monumcntségyptienson voit quelquefois une espèce de tambourin qui, BU lieu d'être rond comme celui-ci, est d'une forme carrée ou
Pig- 814. — Tjmpinon.
LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE. Mi
plutôt rectangulaire ; mais les bords sont légèrement courbés en dedans, de manière à former un angle aigu aux quatre angles. Cet instrument» qui est toujours tenu par des femmes, est assez fréquent en Egypte, mais on ne le voit pas sur les monuments grecs et romains. Sa forme particulière est très-visible sur la figure 810.
Le véritable tympanon phrygien, celui qu'on portait aux fêtes de Cybèle, est toujours rond et garni de grelots (fîg. 811 et 812). On le voit
fréquemment aux mains des danseuses (fig. 813).
Le tympanon, ou tambourin, est un instrument de musique assez semblable à notre tambour de basque. On s'en servait en frappant avec la main sur la peau et quelquefois en faisant courir l'index autour du bord (fig. 81/j).
Les anciens se servaient aussi de colliers de métal que l'on agitait et qui devaient produire un bruit analogue à celui du sistre (ûg. 815).
Fig. 815. — lottniment de mosiqat.
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