‹ La Vie privée des anciens v. 4 1883 (volume 4)Chapitre 13 sur 54 · LA LIBYE · texte numérisé non relu

LA LIBYE

temple occupe le milieu : il est décor6 de deux figures accroupies, à têtes de bélier et d'épervier, qui reçoivent les adorations de génies ailés. On croit voir dans cette scène les emblèmes sous lesquels les habitants de Thëbes adoraient le soleil. Sur le devant de la barque un bomme, dans l'attitude d'une profonde vénération, est tourné du cAté de la chapelle et suivi d'un sphinx qui lient une fleur de lotus. Un autre petit sphinx accompagné de deux figures est debout à la poupe, tandis qu'à la proue on voit deux autres figures debout qui tiennent des cordages terminés par un aspic, et semblent diriger la barque (fig. 128).

Pig. 1Ï8. — Barqus d'Ammcia, d'aprèi un bas-celisf do Enaak.

Outre son sanctuaire religieux, le temple d'Ammon avait une grande importance commerciale, car c'était un point de relâche pour les caravanes. Le sacerdoce égyptien avait multiplié avec une très-grande habileté les établissements de ce genre. « A l'ouest, dit un compagnon de voyage de Champollion', les collèges sacrés occupaient une série d'oasis, échelonnées dans le grand désert, aux abords de la vallée

. ChArubioi, la Nubit.

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du Nil, parallèlenieDt à la direction du fleuve, et figurant comme uq archipel dans cet océan. La plupart de ces stations commerciales révèlent encore des traces de leur destination première, qui s'était perpétuée d'âge en âge et sous toutes les dominations ; la plus fré* quentée de toutes, connue dans l'antiquité sous le nom d'Oasis d'Ammon, parall avoir conservé, très- longtemps encore après la chute de l'empire égyptien, le crédit de ses oracles et une certaine importance pour le négoce. En possession des sources d'eau vive, trésors inappréciables qui donnaient l'existence aux oasis mêmes au milieu des sables arides, les prêtres en dispensaient les bienfaits aux caravanes des parages occidentaux de l'Afrique, qui, dès une antiquité assez reculée, s'aventurèrent à traverser Télendue des contrées désertes, pour échanger certains produits de leur pays contre ceux de ragriculture et de ('industrie égyptiennes. »

Fig. 1S9. — Bijou égjplien.

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