‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 116 sur 300 · PRATIQUES DES UARCHANDS · texte numérisé non relu

PRATIQUES DES UARCHANDS

Voici un passage de Platon où l'auteur fait allusion aux pratiques habituelles des marchands :

« Tout homme doit mettre sur la même ligne l'altération des marchandises , le mensonge et la tromperie , et c'est une maxime détestable que celle qui est dans la bouche du vulgaire, à savoir que ces sortes de fraudes, quand elles sont faites à propos, n'ont rien que de légitime.... Que personne ne se rende coupable, ni en paroles ni en actions, de mensonge, de fraude, d'altération, prenant en même temps les dieux à témoin qu'il ne trompe point.... Que celui qui vend au marché un objet quelconque ne mette jamais deux prix à sa marchandise; mais qu'après le premier prix fait, s'il ne trouve point d'acheteur, il la remporte, pour la remettre en vente une autre fois ; et que,

dans le même jour, il ne hausse ni ne baisse sa première estimation. Qu'il s'abstienne aussi de vanter sa marchandise et d'y ajouter des serments. »

(Platon, Lois, XI, p. 916-917.)

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