‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 162 sur 300 · REVENUS DO TEMPLE DE DÉLOS (vERS 180 AV. J.-C · texte numérisé non relu

REVENUS DO TEMPLE DE DÉLOS (vERS 180 AV. J.-C

i^» Loyers et fermages.

Apollon Délien possédait des maisons et des terrains de culture qu'il affermait : les conditions étaient réglées d'après un modèle de contrat que Ton a retrouvé de nos jours. Les baux étaient faits pour dix ans ; le fermier devait fournir caution dans un délai donné ; faute de quoi le bail était annulé ; la rente était payée à époques fixes ; en cas de retard, elle était augmentée à titre d'amende ; puis venait un ensemble de mesures de rigueur successivement applicables : vente des récoltes, saisie des animaux et des esclaves, saisie générale des biens quelconques

appartenant au fermier ou a ses répondants ; inscription héréditaire sur la liste des débiteurs du dieu.

2o Droits.

Us étaient prélevés, par concession de l'État délien, sur la navigation, le commerce ou l'industrie. C'étaient un droit sur la pêche de la pourpre dans les parages de l'île, un droit sur la pêche du poisson dans l'étang ou dans la mer, un droit perçu sur ceux qui jouissaient des pâturages du dieu, un droit d'ancrage sur les navires qui séjournaient dans le port, un droit de déchargement sur les marchandises importées.

3° Prêts à intérêt.

Le temple prétait ses capitaux à des particuliers ou à l'État. Les prêts étaient consentis pour dix ans et à 10 pour 100, Le débiteur devait fournir hypothèque et présenter des cautions. En cas d'insolvabilité, le dieu avait le droit de saisir ses biens et ceux des cautions elles-mêmes. Les garanties n'étaient pas moindres, quand l'État était emprunteur. La ville était représentée par des fidéicommissaires qui sans doute étaient responsables et qui devaient offrir des répondants ; elle donnait hypothèque sur les revenus publics.

4<* Recettes diverses.

C'était notamment le produit de la vente des oies, des tourterelles données en offrande, des peaux des victimes immolées, le produit des troncs, etc.*.

(HomoUe, Bulletin de correspondance hellénique, t. YI (1882),

pp. 62 et suiv.)

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