‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 182 sur 300 · LES NON-CITOYENS A ATHENES · texte numérisé non relu

LES NON-CITOYENS A ATHENES

En dehors même des esclaves, beaucoup d'habitants de TAtlique n'étaient pas citoyens.

i^ Métèques. — Un métèque était un étranger qui se fixait dans une ville avec l'intention d'y demeurer désormais. Il était obligé de prendre un patron parmi les citoyens, sous peine de confiscation. Il était astreint aux impôts ordinaires et au service militaire, sauf qu'on ne l'admettait pas dans la cavalerie; de plus il payait une taxe spéciale de 12 drachmes par an. Il n'avait pas le droit de propriété foncière ; il ne pouvait posséder que des esclaves ou des objets mobiliers; par suite, la plupart des métèques se livraient au commerce et à l'industrie. Quelques-uns recevaient le privilège de Visotélie. Dans ce cas, ils n'avaient pas de patron, ils étaient dispensés de la taxe, et ils jouissaient de tous les droits civils du citoyen.

2® Affranchis. — L'affranchi étant presque toujours d'origine étrangère, était assimilé au métèque. Il n'en différait que sur un point, îl avait nécessairement pour patron son ancien maître, au lieu de le choisir librement.

3** Ndôoi. — On appelait ainsi non seulement les enfants

naturels, nés de deux personnes non mariées, mais encore les individus qui avaient pour père ou pour mère un étranger. Leur condition était celle des métèques. Il convient d'ajouter que le plus souvent on fermait les yeux sur cette irrégularité.

C'était une grande faveur que d'obtenir le droit de cité. Mais il fallait de nombreuses formalités. D'abord la loi interdisait « de créer Athénien quiconque n'avait pas mérité de devenir citoyen par des services signalés rendus à l'État. » (Démosthène, Contre Nésera, 89.) En second lieu, un particulier rédigeait un projet de décret dans ce sens, et le peuple décidait si ce décret lui serait soumis. S'il prononçait la prise en considération, il votait dans une réunion ultérieure, six mille citoyens au moins étant présents à l'Assemblée. Enfin tout citoyen avait le droit d'intenter un procès à l'auteur de la motion, s'il ne la trouvait pas justifiée, et les tribunaux avaient la faculté de l'annuler.

On essayait parfois de se faire inscrire indûment sur les registres civiques, avec la complicité de quelque magistrat.* Si la fraude était découverte, on s'exposait à perdre ses biens et à être vendu comme esclave.

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