IMPÔTS INDIRECTS A ATHÈNES
1* Droit de douane. — Il était perçu sur toutes les marchandises qui entraient en Attique ou qui en sortaient. On l'appelait le cinquantième, parce que le taux était de 2 pour 100.
2° Droit de port. — Bockh conjecture qu'il e'iait égal au centième de la cargaison du navire.
3" Droit sur les ventes. — U fut habituellement de 1 pour 100 ; mais cette règle n'e'tait pas absolue. Une inscription du v« siècle nous fait voir que, dans un cas déterminé, il fut perçu 1 obole pour des objets valant de 1 à 4 drachmes (c est-à-dire entre le 6« et le 24«), 5 oboles de 5 à 50 drachmes (entre le 6« et le 100«), et 1 drachme de 50 à 100 drachmes.
4" Octroi. — U était désigné par le mot SiaicûXiov, parce qu'il était prélevé sur les objets qui traversaient les portes de la ville.
5*> Droits de place. — Ils étaient payés par les marchands qui s'installaient sur l'agora, et déterminés d'après la quantité et la nature des objets mis en vente.
La perception de ces diverses taxes était aflermée par l'État à des particuliers, qui parfois se formaient en société.
U est inutile de mentionner deux autres taxes (le 20* et le 10®), qui furent créées par les Athéniens d'une façon tout à fait accidentelle pendant la guerre du Péloponnèse.
(D'après Gilbert, Handbuch der griechischen Staatsalterthiimer, t. 1, pp. 331-334.)