Fouilles de M. Homolle à Délos, de 1877 à
3. Des fouilles avaient été entreprises à Olympie en 1829 par rarchîtccte français Abel Blouet ; bien qu'elles aient duré à [teïne quelques semaines, elles furent très fructueuses. De 1875 à 1881, une commission d'archéologues allomands a fait une exploration complète de la contrée.
trenl à nos regards tout éclatantes encore de leurs fraîches couleurs, toutes parées du charme des œuvres primitives. Les fouilles que l'école française poursuit en ce moment à Delphes exhument jour par jour une foule de monuments précieux pour la connaissance de l'architecture, de la sculpture et même de la musique helléniques*.
L'Asie Mineure nous ouvre aussi ses trésors. Tandis que les tumuli d'IssarUk nous rendent les ruines de Troie, les découvertes de Newton au temple d'Apollon Didyméen (1858) nous donnent les statues colossales qui décoraient l'avenue sacrée des Branchides. Les fouilles de Milet (1871-73) font entrer au Louvre les débris du sanctuaire d'Apollon. Le musée Britannique s'enrichit des dépouilles de l'Arlémis d'Éphèse et de l'Aphrodite de Cnide. A Halicarnasse, le mausolée retrouvé par Newton ( 1 856) nous fait connaître le slyle de l'école attique du iv« siècle, et pénétrer dans une de ces petites cours asiatiques, véritables colonies artistiques de la Grèce, où s'épanouissent dans toute leur fleiir les arts et la civilisation de THellade. Dans la pittoresque Lycie, ou Fellows dès 1851 recueillait pour le musée Britannique les curieux monuments de l'acropole de Xanthos, une expédition autrichienne entreprenait récemment des recherches nouvelles et enrichissait le musée de Vienne de la frise de Gôl-Baschi (1882). Enfin, sur facropole de Pergame, les fouilles exécutées par les Allemands* ont renouvelé vraiment l'histoire de l'art grec au ii® siècle et révélé tous ces sculpteurs qui vécurent dans l'entourage des Attalides, et qui ont contribué pour leur part à l'éclat de cette cour savante, artistique et lettrée.
Et comme si ce n'était pas assez de tant de découvertes pour nous faire apprécier dans sa libre variété l'admirable développement de l'art grec, voilà que de l'ombre des nécropoles de Tanagra et de Myrina^ est sortie une Grèce nouvelle, non point cette Grèce un peu grave et austère qui se plaît aux représentations