‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 6 sur 300 · LE BONHEUR AUX YEUX D'UN ATHÉNIEN · texte numérisé non relu

LE BONHEUR AUX YEUX D'UN ATHÉNIEN

« Le plus heureux homme que j'aie connu, disait Solon à Crésus, c'est Tellus d'Athènes. Citoyen d'une ville prospère, il a

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eu des enfants beaux et bons, et de tous il a vu naître des entants qui ont tous vécu ; secondement, il a possédé des biens autant qu'il convient chez nous, et il a eu la fin la plus brillante. En effet, comme les Athéniens livraient bataille à nos voisins d*Éleusis, il combattit dans leurs rangs, décida la victoire et trouva une mort glorieuse. Les Athéniens l'ensevelirent aux frais de l'État, a l'endroit où il était tombé, et ils l'honorèrent grandement. »

Au temps de Platon, Hippias, d'accord avec le sentiment populaire, disait : « Ce qu'il y a de plus beau en tout temps, pour tout homme, et en tout lieu, c'est d'avoir des richesses, de la santé, de la considération parmi les Grecs, de parvenir ainsi h la vieillesse, et, après avoir rendu honorablement les derniers devoirs a ses parents, d'être conduit soi-même au tombeau par ses descendants avec la même magnificence. »

(Hérodote, I, 30; Maton (?), Premier Hippias, p. 291.)

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