‹ La vie publique de Michel MontaigneChapitre 5 sur 60 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

il les avait communiquées à Meunier de Querlon , qui s'en est servi pour les noies du voyage de Montaigne, édité en 1774. '.< On avait, dit- il dans son discours préliminaire, le dessein de publier une vie de Montaigne plus exacte et plus ample que celle du président Bouhier; on remplirait volontiers ce dessein si l'on pouvait avoir communication des lettres de Montaigne que l'on sait être entre les mains de quelques personnes. »

En 1812, l'Académie française proposa pour sujet de prix l'éloge de Montaigne. Le concours fut remarquable par le nombre et le talent des concurrents; la palme resta à l'un des plus jeunes, M. Villemain \ Son éloquente et rapide apologie n'a qu'une page à peine pour la vie publique du philosophe; la plupart des autres éloges sont aussi discrets : c'était une des conditions, je n'oserais pas dire un des torts, de ce genre de composition, plus favorable à l'art qu'utile à la science. M. Victor Leclerc a insisté davantage sur la conduite du citoyen et du fonctionnaire. Son travail, enrichi de notes, accru par de nouvelles recherches, est devenu l'introduction de la

t. Les autres concurrents dont les éloges ont été imprimés, sont MM. Droz, Jay, Leclerc, Victorin Fabre, Emile Vincens, du Rourc, Dutens. M. Diot, pensant que Montaigne était au-dessus des banalités d'un éloge, ou que les Torniules de l'éloge étaient au-dessous de la sincérité de Montaigne, se mit volontairement Iinrs de concours, en refusant d'intituler son travail autrement que discours sur Montaigne.

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