M. Snsane, fod., p, 143 et sulv
3. « Les régimenu de nouvelle levée offraient un tout autre speetade. Sauf un très-petit nombre d'entre eux qui, grâce k certaines circoostancas parti» cuUères, éuieut maintenus sur pied pendant quelques années, et acquéraient ainsi quelque consistance, ces corps ne vivaient que la durée d'une campagne ou mCme celle d'une simple expédition. Formés à la bile au printemps, avec tout ce qui tombait sous la main, paysans enlevés violemment de leurs villages et conduiu à coups de bâton jusqu'aux lieux d'assemblée, vaurieas des vUles livrés par le lieutenant criminel, bandes de voleurs de grand chemin enrôlées par suite d'odieux marchés, ils présentaient hi plus déplorable oompoaitlon. Entièrement effacés par les vieux corps, Ils ne prenaient part qu'eux opérations secondaires, et ne se distinguaient que les Jours de pillage. A U fin de la campagne Ils étaient Inévitablement cassés, et les hommes qui les cou* posaient vivaient de brigandage pendant r hiver, en attendant qu'ils pussent entrer dans une nouvelle formation. » (M. Susane, eod.,p. 184.)
4. U plsie lui âVâlt été signalée dans un beau mémoire de Di^klesris*
roi convoquait le ban et rarrière*ban*« Elle servait aussi vo« lontairement. Le concours de ces gentilshommes, quand ils n'avaient ni l'éducation ni l'expérience militaire, était souvent nuisible plutôt qu'utile; il amenait des combattants courageux, mais indisciplinés, présomptueux, arrogants. En tout temps, la noblesse abondait aux armées : la guerre était la vraie affaire, le privilège des gentilshommes, le rendezvous de l'honneur : « La forme propre, et seule, et essentielle, de noblesse en France, c'est la vacation militaire. » [Essais ^Uyre II, chap. vu^) Dans les guerres civiles, les fa-
Mornay, où on Ut : « Le roy alant une grande guerre à soutenir, de tous alblres n'en a point senU plus pressé que de restabllr Tordre de la guerre , sans leqnel toute» autres provisions deviennent inutiles.,.. U.n'y a presque aucune milice ordinaire en ce royaume , obligée par serment esiroit ^ son service, eontre ce qui s'est tousiours pratiqué en tousEstats; mais tumultualrement pour la plus part et levée à la haste ; rableete , par conséquent , soit à prendre parti, soit à s'edipser ii touteslieuress le plus souvent au point du besoin et après Infinis ravages ; mais non moins en ce que chascuir, présumant pouvoir lever, a fait siens les subjects du souverain , les a appelés ses troupes et ses armes , a prétendu bien obliger le roy en les lui menant ; plus cher que s'il les eust paUés, à la ruine de tout son peuple. Chose qui tire ordinairement après soy la ruine des Estais; en tant que l'autorité et la force sont évidemment divisées et par« tageet, qui ne doivent résider qu'en un.
9 Et cependant, si on se veut ressouvenir quel service S. M. a tiré de telles levées, eUes ont ravagé ses provinces, et bransqueté toutes les bourgades six mois durant, pour se rompre au fort du besoin, après six lours de service; ont mangé pour mille, et n'ont pas servi pour centi ont arresté la noblesse > la conservation nécessaire de leurs malsons et familles contre leurs insolences ; et qui pis est, excédant les ennemis en toutes sortes d'excès, ont eu ce privilège de plus qu'ils l'ont fait sans appréhension de revange , ni résistance ; mesme avec remerciement et récompense^
« SI cela dure tant soit peu, le peuple ne peut vivre, ni par conséquent l'Estat subsister. Et pourtant fault arracher ce desordre premier que planter l'ordre. Ce qui se peut par une loi qui porte sa pêne et son execuilon avec •oy I qnll soit Irrémissible à tout homme, sans exception, de lever gens sans l'anthorHé dn roy, ek les aiant levés mesme sous son auUiorité, de tenir les champs sous quelque prétexte que ce soit. • {Àdvis iur une milice françoise, Mémoire de Dupleisis-Momay, ln-4*, tome l\ , p. 8S4.)
1. François I*', par un édlt de 1545, déclara que le service dn ban et arrlère-ban, qui était da six semaines, serait k revenir de trois mois dans le royaume. Le 9 février 1547, ordonnance d'Henri H qui voulut que le service du baa fût de trois mois entiers dans le royaume, sans y comprendre l'allée et le retour. Les mêmes dispositions se trouvent dans les lettres royales du t5 février 155S, et dans rordonnanee du 2 mai 1557. Cela fut encore suivi dans le règlement fait en 1579, aux états de Blols, par le roi Henri III (voy. Laroquo , Traité du han si de Varriefe-han , chap. xiii). 3. a Dans ce pays-U (la France) tout noble, tout seigneur, tout prince qui
miUes nobles prenaient Fépée pour la défense de leur opinion. Suivant toute vraisemblance, Montaigne, entré tard dans la vie militaire , prit rang parmi les volontaires de la noblesse du Périgord'. Ces volontaires était employés parles comjnandants à toutes sortes de missions; ils allaient quelquefois, sans recevoir aucun ordre, faire des expéditions aux environs, prendre des forts, piller des châteaux; quand ils étaient fatigués de guerroyer, ils se retiraient chez eux ; ou bien ils regagnaient promptement leurs demeures lorsqu'ils avaient à les défendre contre les soldats ou les picoreurs qui battaient la campagne.
La manière de faire la guerre était au niveau d'une organisation aussi vicieuse, et d*une aussi désastreuse anarchie politique. Il ne faut pas oublier qu*il ne s'agit ici que de la guerre civile, la plus désordonnée de toutes les guerres; car depuis que Montaigne eut quitté la robe pour Tépée, il n'y eut d'expédition à l'extérieur que celle de Flandre, en 1582; Montaigne était alors maire de Bordeaux, et il y résidait. Dans ces tristes luttes , la tactique savante et réglée n'avait guère son emploi; on y compte quelques grandes batailles, comme Centras : mais habituellement c'étaient des rencontres inattendues et tumultueuses , des combats de détachements, des attaques et défenses d'habitations isoléesS des prises de places enlevées après quelques canonnades*. Dans
n*aime, qui ne cherche pu la guerre, n'est point estimé. • (KtlaHon de Jean Michel^ ambassadeur vénitien , tome U, p. 237.) Montaigne parie encore dans le même sens : « Ceulx auxquels ma condition me mesie plus ordinairement sont , pour la plus part , gents qui ont peu de sdlng de la culture de l'ame, et auxquels on ne propose, pour toute béatitude, que Thonneur, e| pour toute perfection, que la vaillance. » (Livre H, chap. xvii.)
1. Gela résulte de ce passage , cl-4essus cité, des Essais, où 11 dit qu*ll va plus volontiers chercher la guerre U où elle est plus éloignée deson Toisinage.
2. Montaigne n'avait pas voulu suivre l'exemple général, et il explique les motifs qui l'avaient toujours empêché de mettre son chAteau en état de défense, malgré les guerres qui désolaient si souvent la contrée (livre II, chap. xv).
3. a La guerre , comme elle se falsoit en ce temps là , ne consisloit guercs qu'A se saisir subtilement ou d'amblée des villes et des châteaux ennemis : ce qui ne se passoit pourtant pas sans des combats , souvent très sanglants. » ( Mémoires de Sully ^ livre 1. )
ces engagements partiels, sans direction, sans surveillance, la discipline n'avait pas moins à souffrir que riiumanité ; tandis que les Français s'acharnaient les uns sur les autres, les troupes étrangères seules conservaient une apparence d*ordre. Montaigne, qui avait été condamné à cet affreux spectacle , n*y peut penser sans gémir*, et d'Aubigné , homme de guerre consommé , se plaint avec une effrayante énergie*. A la suite des soldats venaient les picoreurs , épouvantail des campagnes , sorte de glaneurs sans merci dans la moisson de dévastations qui couvrait les provinces, surtout la Guyenne. La noblesse elle-même, cupide et corrompue, donnait l'exemple de toutes les violences'.
Voilà l'état militaire où Montaigne dut prendre place, le milieu où il dut vivre, les actions où il dut figurer. A quels engagements a-t-il pris part? A quelle phase des guerres civiles se rattache son intervention active? On n'en sait rien, on est réduit aux inductions et aux conjectures.
1. « Nos armées ne se lient et tiennent plus que par ciment estrangicr ; des François on ne sçait plus faire un corps constant et réglé. Quelle bonté ! Il n*y a qn'autant de discipline que nous en font veoir les soldau empruntez ! Quant k nous, nous nous conduisons à discrétion, et non pas du ciief, cliascun selon la sienne; il a plus à faire au dedans qu'au dehors : c'est au commandant de tuyvre , courtizer et plier, A luy seul d'obéir ; tout le reste est libre et dissolu. ■ (Livre III, chap. xii.)
S. a Nous lui (au comte Maurice de Nassau) avons envoyé des hommes endurcis au brigandage et aux rebellions contre leurs chefs, qui n*estimoyent avoir gibbier que les paysans leurs nourrissiez, des quels Ils faisoyent les quintaincs de leurs inhumaniiez; qui, sans honte abandounoycnt les armes et leurs enseignes à la veille d'un combat, et qui, en un mot, dévoient avoir pour litre cspouvantauz des hostes et Joueu des ennemis. »
3. A la prise de Kouen, en 1562, malgré les belles paroles prononcées sur le rempart , au moment de l'assaut , par François duc de Guise , commandant du siège, malgré ses ordres réitérés, la noblesse catholique donna pendant deux Jours l'exemple du pillage le plus effréné (voy. Mémoires de Castelnau, et M. de Bouille, Histoire de la maison de Guise, tome II, p. 2lG). Le calviniste Sully raconte ceci de la prise de Vlilefranche en Périgord (i&76) x • La ville ayant été forcée, tandis qu'elle parlementoit , elle fut entièrement • pillée, et i'y gagnai pour ma part une bourse de mille escus en or, qu'un vieillard , poursuivi par cinq ou six soldats , me donna pour lui sauver la vie. • {Mémoires, livre 1.) — a Le pillage de ccstc ville (Périgueux, pris en 1675 par les huguenots] duroit tousiours, et n*eust point trouvé de Un que le manque de prendre, sans Tarrivee du vicomte de Turenne, et de La Noue , qui, sur l'espoir d'un second pillage, firent cesser cestui là. • (D'Aubigné, Bis^ toire «ntreriei/e, tome U, livre I, clwp. xv.)
354 MONTAIGNE ¥1LITA1KS.
On ne doit pas faire à Montaigne IMnjure de le mettre au rang de ces magistrats belliqueux, que L'Hospitala si sëvë* rement réprimandés dans le lit de justice tenu à Bordeaux en 1565, qui abandonnaient leur siège de juges pour aller remplir des fonctions militaires*. Il ne prit les armes qu'après avoir quitté le parlement. Lorsque s'opéra ce changement dans son existence, en 1570, il n'y avait point de guerre entre les calvinistes et les catholiques de Guyenne ; mais il Refaisait des expéditions partielles; ainsi, en 1575, M. de Chouppes, capitaine calviniste, vint avec des forces du Poitou et de la Saintonge pour s'emparer de Périgueux ; il s'avança jusqu'à Bergerac, où il fut rejoint par plusieurs seigneurs réformés ; il délivra les environs de Bergerac de plusieurs petits forts sur la Dordogne et sur Tlsle , et marcha le long de la Dordogne; il joignit Turenne et quelques autres; cette petite armée prit plusieurs places, en ravitaiUa d'autres, puis se répartit dans les garnisons, à l'arrivée des troupes du roi, commandées par Lavalette. Les huguenots s'emparèrent de Périgueux par surprise et avec peu de combat. La prise d'armes de 1576 trouva Montaigne paisiblement Occupé de la première rédaction de ses Essais. Tous les engagements avaient lieu assez près de lui pour qu'on puisse supposer qu'U y prit part. Après une courte campagne , fut signée la paix dite de Monsieur.
On n'avait beaucoup accordé aux huguenots que i)arce qu'on avait l'intention de ne pas tenir ce qu'on leur avait promis. L'édit, rendu sur la demande des états de Blois, pour déclarer que la religion catholique serait seule tolérée en France , remit les armes aux mains des calvinistes avant la fin de l'année qui avait vu signer la paix. Le roi de Navarre
1. L'abttsse renouvela plus tard; on Tolt, en 1S77, H. le président Pontac, et H. le conseiller de La Rivière, commissaires généraux des vivres en Tannée du seigneur amiral de Villars. (Damai.)
En 1587, les habitants de Liboume ayant averti les Bordelais que les ennemis du roi s'éUicnt emparés d'une tour de la viHe de Saint-Êmiiion , « la coor de parlement députe M. de Massip, conseiller, pour accourir au secours, comme personne capable des armes, avec deux antres de MM. les conseillers, •avoir, MM. de Lescure et de Barre. • {Eoâ.)
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MONTAimE HILITAIRS. M5
fit deux entreprises, Tune sur la Réole, l'autre sur Saint- Hacaire ; celle-ci manqua ; il suspendit le siège de Marmande par une trêve avec le maréchal de Biron ; on commença à s'occuper de la paix , tout en guerroyant en Gascogne et en fiaintonge. Dans le Périgord» Sully fut chargé de défendre Périgueux, attaqué par les catholiques; Lavardin et La Noue firent capituler Villefranche, autre place dans le Périgord. Il 7 eut là pour Montaigne, à cause du voisinage, des occasions de servir le roi. En septembre 1577, le roi de Navarre signa la paix à Bergerac : il accepta des conditions dures» parce qu*il ne se sentait pas assez fort pour soutenir la guerre , et parce qu'U voyait des divisions dans sa cour et entre ses «ervilettrs. Malgré le traité, les catholiques s'emparèrent d'Agen et de VUleneuve en Agenois.
En 1578, Catherine de Médîcis, sous prétexte de ramener sa fille Marguerite au roi son mari, fit un long voyage politique et séjourna longtemps à Nérac. Il n'y avait trêve qu'à une certaine distance autour de l'endroit où résidait la cour; partout ailleurs on se battait : c'était une guerre de partisans. Il ne se passa rien d'important dans la contrée qu'habitait Montaigne. Au mois de février 1579 , furent arrêtés les articles de Nérac , publiés seulement deux ans pltls tard , après la conférence de Fleix.
La prise de Figeac par les catholiques souleya de nouveau les hugnenots; ils firent, en 1580, un grand nombre d'en-^ Reprises; trois seulement réussirent : celles sur la Père, sur Montaigu en Poitou et sur Gahors, où le roi de Navarre déploya la bravoure la plus téméraire. Rien ne porte à penser que Montaigne ait tiré l'épée dans cette campagne. D partit, il est vrai, en juin 1580, pour la Fère, mais son voyage paraît avoir été déterminé par des motifs de santé; il serait étrange de supposer qu'il l'ait commencé par les fatigues du siège d'une place él<Hgnée. Avait-il quelque mission du roi de Navarre pour le maréchal de Matignon, qui dirigeait le siège, on pour le prince de Condé , qui s'était emparé de la Ville, peut-être sans l'aveu de son cousin? On n'a , sur ce foint , aucun renseignement.
356 MOHTAIGNE UUTAIBS.
Au retour de Monlaigne, en 1581, le pays était pacifié. Lbl guerre, au contraire, allait éclater en Guyenne lorsqu'il cessa , en 1585, ses fonctions de maire. Il n'y prit point part immédiatement ; le pillage de son château le rappela dans sa famille. Pendant six mois, il resta à la tète de la caravane de sa maison et de ses serviteurs (voy. p. 289), qui allait de lieu en lieu , fuyant la contagion. Je suis porté à croire qu'il fit ensuite encore une campagne au moins; voici mes raisons : la cause catholique et royaliste , dont il ne s*est départi à aucune époque de sa vie , se trouvait plus fortement engagée que jamais; son exemple, ses services, pouvaient être fort utUes; il avait intérêt à s'armer quand tout s'armait autour de lui , car il témoignait ainsi son zèle sous les yeux du maréchal de Matignon , et il avait plus de moyens de défendre quelque peu le pays contre la licence des soldats; on devait d'autant plus lui en savoir gré qu'il vieillissait, et c'est hien à cette période de son existence qu'il pouvait dire que depuis quelques années les corvées de la guerre lui devenaient plus pénibles; enfin, en lôS6, la peste régnait parmi les troupes , et il fait observer qu'il a échappé aux contagions qui avaient existé dans les armées. La conjecture la plus vraisemblable est donc qu'il a repris du service dans le courant de Tannée 1586. La guerre se trouvait alorsàsa portée , et la noblesse du pays accourait se joindre aux armées royales. Après des lenteurs calculées, le duc de Mayenne avait été mis en possession des troupes qu'il devait conduire dans la Guyenne. U avait séjourné en Saintonge, sans opérer contre Saint-Jean d'Angély et la Rochelle. Son ambition était de se mesurer directement avec le roi de Navarre ; dans ce but , il se rapprocha du maréchal de Matignon , et fit sa jonction avec lui , le 25 décembre 1585 , à Mirebois. Le maréchal avait reçu ostensiblement Tordre de remettre le commandement supérieur au duc de Mayenne; le duc de Guise avait exigé que son frère fût le chef de Texpédition. Mais, en même temps, M. de Matignon avait des instructions secrètes ; Henri III ne voulait pas que la Ligue devint toute-puissante par la destruction du roi de Navarre, ni que la défaite des
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hugaenots fût le triomphe personnel des Guise ; il entrayaît les opérations de Mayenne en laissant ses troupes sans solde,, sans yivres , sans fournitures d*aucune espèce , et cela au cœur de Thiver et dans un temps de violente épidémie ; il avait envoyé d'Épernon en Provence , Joyeuse et Biron en Poitou et Saintonge K Matignon devait temporiser , faire des diversions, empêcher Mayenne de frapper des coups décisifs; cette sourde opposition fit naître entre eux une mésintelligence qui fut remarquées et qui servait les)intentions du roi de France'.
Pressé et menacé par toutes ces armées qui s'avançaient contre lui , le roi de Navarre avait senti Timpossibilité de tenir la campagne ; il avait donc retiré ses forces dans les places qui lui appartenaient ou dont il s'était emparé , y avait mis de bonnes garnisons avec des vivres et des munitions ; de là ses capitaines faisaient des excursions qui har^ celaient Tennemi. Le commandement de ces places sur la Dordogne et en deçà de la Garonne fut donné au vicomte de Turenne; Henri s'en alla en Béarn*. Voulant se diriger peu après vers la Rochelle , il faillit être pris par les deux armées catholiques qui avaient saisi les passages. Mais, suivi d'une faible escorte de gentilshommes, il prit à cheval des chemins détournés, et arriva sans perte à Sainte-Foy (Mé^ moires de Sully, livre II; Hist. de d'Aubigné, t. III, livre I, chap. V).
Dans le conseil qui suivit immédiatement la jonction des deux armées , le duc de Mayenne fut d'avis d'agir avec vi-