‹ La vie publique de Michel Montaigne; étude biographiqueChapitre 9 sur 64 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

Je précise la date où il devint chevalier de Tordre de Saint-MicheL

Je le représente comme gentilhomme de la chambre du roi, et prouve qu'il n*a point été, ainsi qu'on Ta soutenu, secréfaire de Catherine de Médicis.

Je rappelle son titre de citoyen romain et les efforts qu'il fit pour l'obtenir.

Je retrace l'histoire de ses quatre années de mairie à Bordeaux, après avoir expliqué toute l'importance de cette dignité : je discute la question de la durée de son administration ; j'en raconte les principaui actes, ha* norant son habileté, sa vigilance, son activité , regrettant la faiblesse qui lui a foit, avant le temps, abandonner ses fonctions.

J'entre dans le détail de ses diverses missions, jusqu'à présent presque inconnues ou vaguement indiquées, comme négociateur ou intermédiaire politique.

En rappelant qu'il a porté Tépée, je précise les années où il a pu accomplir son service militaire.

J'établis que s'il s'est trouvé à Blois lors des États de 1588, il n'y était point en qualité de député.

Je prouve que, dans ses dernières années, Montaigne n'a point abandonné la vie et les relations politiques, puisqu'on 1 589 il était à Bordeaux avec le maréchal de Matignon pour le service du roi, et qu'en 4590 il entretenait une correspondance avec Henri IV.

Xlf PRÉFACE.

Enfin, je résume, suivant Tordre chronologique^ les faits établis dans les chapitres précédents.

Voilà le plan de mon livre. Je n'ai point prétendu écrire une histoire, ni faire une œuvre de style. J'ai voulu, dans une simple étude , exposer ou discuter des faits, combler des lacunes, ouvrir des conjectures. Entré dans une voie toute nouvelle, où d'autres iront, je Tespère, beaucoup plus loin que moi, j'appelle de tous mes vœux les communications et les publications qui viendront me compléter ou me rectifier. Je réclame Tindulgence qu'on doit à toute initiative, et je prie la critique de ne pas oublier, qu'avant tout, j'ai cru remplir, envers un grand homme, un devoir jusqu'ici négligé.

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