‹ La vie rurale; journal de campagneChapitre 18 sur 140 · LA PORTE DU PRESBYTÈRE · texte numérisé non relu

LA PORTE DU PRESBYTÈRE

Petite porte close,

Où se balance au vent

Une liane rose

Qui s'accroche à l'auvent!

Porte de bois rustique Au cintre snrbaissé, Dont le marteau gothique M'a ])lus qu'un son cassé;

Je t'aime et te salue, Voisine du saint lieu,

5i LA vu: l'.uiiALi:.

Par qui toute âine élue Cumuuiniqae avec Dieu.

Le sage qui demeure Dans cette humble maison S'y compose chaque heure De paix et d'oraison.

Pour mieux songer au terme Des terrestres efforis, Solitaire, il te ferme Sur les bruits du dehors.

Çue la fortune passe, Cherchant où s'adresser, Modeste porte basse, Tu la laisses passer.

Mais, si quelque misère Vient, lasse de souffrir.

Tu ne résistes guère Au besoin de l'ouvrir.

A celui qui te pousse, Sur les pieux degrés.

LA l'OIlTH DL PliK SliYTtRE. 5j

Une voix grave et douce Dit aussitôt : « Entrez ! »

Béni soit, porte aimée, Ce bienfaisant accueil.

Ta bonne renommée Se répand loin du seuil.

Petite et secourable, 11 n'existe à mes yeux De porte préférable Que la porte des cieux!

Page 1