EMBLE3JE
On dit que, loin de nous, aux plages de ce monde Qui d;i marin génois attira le vaisseau, Pays où la nature, éclatante et féconde. Des âges primitifs a conservé le sceau.
On (lit qu'au fond des bois fermés à l'œil profane, Où passe à peine un cerf allant à l'abreuvoir, Au milieu des gazons qu'aucun hiver ne fane. Il existe une fleur miraculeuse à voir.
Sa pareille ne croît sur aucune pelouse ; Dans ses jardins royaux Paris l'attend encor ; Et le jardin qu'lsaure entretient à Toulouse N'ose lui comparer ses é^dantines d'or.
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Tant que l'astre du jour luit sur sa lige verle, La lleur, par un secret qu'ignore tout savant, Aspire la lumière en sa corolle ouverte, Et des ra\ons captifs devient l'écrin vivant.
Puis la magique plante, à la nuit revenue, Brille de tous les feux recueillis dans le jour, Et riiomme qui peut voir la merveille inconnue Songe infailliblement à son plus cher amour.
11 contemple, ravi, ce calice qui semble
Un astre détaché du lointain lirmanient,
Cette lleur qui, parfums et vifs rayons, rassemble
Tout ce que Dieu pour l'homme a fait de plus charmant.
Ah! faut-il soulever l'allégorique voile? Réponds-moi, le faut-il, ô mon bien le meilleur! Fleur qui répands sur moi ks clartés d'une étoile. Étoile qui répands les parfums d'une fleur!