‹ La vie rurale; journal de campagneChapitre 34 sur 140 · LA CHANSON DE JUILLET · texte numérisé non relu

LA CHANSON DE JUILLET

Je suis l'I^té riche et superbe, Le possesseur du champ vermeil.

Jusqu'au genou, plongé dans l'herbe, Je me couronne d'une gerbe Et des rayons de mon soleil.

Je viens, et la gaîté s'allume; Je la fais naître d'un coup d'œil; Et tout s'en va comme l'écume.

Au ciel ce qui restait de brume, Au cœur ce qui restait de deuil.

yi) i.A mi; rurale.

Arrière les soucis moroses, Et les misères et la faim !

Prodiguant au loin toutes choses, Aux riches j'apporte les roses, Aux pauvres j'apporte le pain!

Par moi le banquet rocommoncc; J'ai pour naj)pe los gazons vorls :

Venez, convives en démence; Je suis, dans ma largesse immense, L'amj)Iiitry()n de l'univers !

Dans mes retraites inconnues.

Venez, sans voile sur le sein.

Nymphes des bois, dryades nues !

Sous le regard des chastes nues.

Plongez-vous dans mon clair bassin !

Dans le hallier, dans la charmille, Que tout se livre à ses amours.

Je suis le Père de famille, Par qui tout aime et tout fourmille Et tout bénit Fauteur des jours !

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