VERS LA SAINT-JEAN
Nous sommes au premier des mois lourds et bridants, Et la journée enfin se retire à pas lents. Après l'ardent soleil, qui là-bas traîne encore, Vient la nuit, cette nuit, faite à moitié d'aurore, Qui dans le vaste ciel, joyeux de son retour, D'une main sème l'ombre et de l'autre le jour. A sa fraîche lueur qui commence à renaître. L'heureuse métairie ouvre enfin sa fenêtre : C'est l'heure de la sieste à la brise du soir. Sur la pierre, au dehors, il est temps de s'asseoir ; Il est temps d'écarter, soit du corps, soit de l'àme, Ce poids des rudes soins que chaque jour réclame,