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Knseignc des cabarets rustiques, en Provence

LE RAMKVU DE PIX. IW

Bonne et clémente femme, à ce qu'apprend l'histoire! Un enfant, depuis peu, d'en liaut lui fut donné : Et tandis que le drôle est à son sein d'ivoire, Elle, qui d'une main soutient le nouveau-né, De l'autre verse à boire.

Sous le beau ciel romain dont l'azur toujours luit. Telle on put voir sans doute et telle on voit encore Cette cabaretière en son mince réduit.

Où Virgile, parfois, allait vider l'amphore. Par Horace conduit!

Les gens connaissent donc la porte hoppilalière; De tout le voisinage'ils arrivent le soir; Et là, sous le treillis de pampres et de lierre. Ils réclament sans gêne, empressés de s'asseoir. L'hôtesse familière.

Par le soleil du jour le front molle et noirci. L'ouvrier des sillons y vient reprendre haleine. Le maître de la forme enlre et dit : a Me voici! » Le faneur s'y repose au retour de la plaine, El la faneuse aussi.

Iti LA VIK lU HALE.

Surpris dans mon sentier par la soif qui me gagne, J'entre donc à mon tour et prends place au banquet Et moi, qui ne boirais ni xérès ni Champagne, Je hume avec amour le rustique bouquet De leur vin de campagne.

Et, ce vin du pays, je le bois sans façon A toi, faneur des prés ; à toi, faneuse brune ! Laboureur, aux épis que rendra la moisson! A vous enfin, l'hùtessc! et puis à la fortune De ce cher nourrisson!

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