‹ La vie rurale; journal de campagneChapitre 77 sur 140 · LE RUISSEAU DES 31011TS · texte numérisé non relu

LE RUISSEAU DES 31011TS

A petits (lots silencieux Roule à travers ce cimnière, Pâle torrent, ruisseau pieux Dont le bruit semble une prière!

Né sur ces monts, dans un recoin A l'ombre du frêne et du hêtre, Tu cours, et quelques pas plus loin Sous terre oa te voit disparaître.

Des croix de bois, sur tes deux bortls. Echelonnent leur double ligne; Et ce nom de Ruisseau des Morts Est le seul nom qui te désigne.

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Là, SOUS la mauve et sous le thym, Reposent, loin des bruits du monde," Des trépassés dont le destin Fui inconnu comme ton onde.

C'est le laboureur épuisé, C'est le bûcheron, c'est le pâtre ; Maint travailleur qui s'est usé Dans un labeur opiniâtre.

Après la pluie et le soleil, . :'."

Tombés sous la lâche obstinée, ' • Us goûtent enfin le sommeil ()u\ fut le prix de la journée.

Leur village aux sombres maisons Veille sur eux, de la colline.

Sur ce ravin sans horizons.

C'est un fantôme qui s'incline.

Son vieux clocher, de temps eh temps, S'éveille et pleure sur la roclir; 11 avertit les haljilanls Au long murmure de sa clocha. .

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