i I.V \ IJ. r.LUALK
» — Ma foi, peiil-êtrc bien, » dil-il de sa voix franchs-, l'iiis, d'au beau luouvcment, il se reprit soudain, Kt, relevant le front ainsi .-ju'un paladin : « Non, je n'aurais pas peur; n'ai-je pas cette b:anche? »
VA j'embrassai, joyeux, ce pctil batailleur,
Kt j'admirai cet âge et sa grâce ingénue,
Qui s'avance au-devant de la vie inconnue
Kt croit vaincre les loups en s'arinant d'unti lleiir !
LE BERGER DE PRADIlNE
On reconnaît en lui l'origine guerrière : C'est un pâtre qui fut sergent aux jours passjs. Dans son manteau de laine aux lambeaux rapiécés, Il marche d'une allure fière.
Gomme il menait jadis de front et par le flanc Ses vaillants compagnons faits à la discipline, En bon ordre aujourd'hui, le long de la colline. Il mène un peloton bêlant.
De quatre-vingts moulons il est le capitaine. Jaloux il les surveille, il les couve des yeux. L'espoir, le grand espoir de cet ambitieux Est d'arriver à la centaine.