C. stigma ta
436. Ainsi donc, même l’espèce la moins riche contient plus de cantharidine que l’européenne; quelques unes en contiennent presque trois fois plus. La C. eucerci et la C. quadrimaculata sont employées dans les phar-
1 Une forme spéciale de colonies temporaires de Coccinella septempunctala. Annales de la Société Entomologique de Belgique. Vol. XXXVI, 1892, page 395.
2 Gaceta Àgricolo-Veterinaria. Vol. II, N9 18.
3 La Nature. 1895, page 306.
4 Sociedad Científica “Antonio Alzate.” Séance du I Février 1897.
5 Repertorio de Guanajuato. 1876, N9 23 (cité par A. Dugès. Elementos de Zoología. México, 1885, pág. 403. J
macies de Mexico pour préparer un emplâtre vésicant bien plus actif et bien plus rapide que celui qui se prépare avec la cantharide d’Europe. On se rappellera que chez les végétaux des hauteurs on a trouvé une plus grande quantité de principes actifs que chez ceux des régions basses. Ce sera uu effet de la température: peu importe: le manque de pression n’y est pour rien, malgré la prédominance qu’on a voulu lui accorder sur les autres influences locales.
Quant aux venins, nous pouvons présenter des exemples éloquents. Il existe sur le plateau mexicain des araignées venimeuses parfaitement bien étudiées ailleurs par le Dr. Puga Borne et qui ont occasionné des accidents mortels. 1
Plus célèbres encore sont les scorpions de la ville de Durango (1927 mètres): les cas de mort par an, sur 100 personnes piquées, s’élèvent à 39.9. Tous les moyens possibles sont employés pour les détruire, et le nombre de ceux que Ton tue chaque année s’élève à 80 ou 100000, quelquefois même à 200000. 2 3
437. Les serpents à sonnettes de la Yallée de Mexico et de Guanajuato ont un venin très actif. On peut voir les observations que le Dr. Alfred Dugès a faites avec le Crotalus basiliscus ( C. rhombifer), 3 et qui pourraient servir pour prouver au Dr. Bordier que les reptiles des altitudes n’ont pas tout à fait perdu toute leur vigueur. La Vípera elegans des hauteurs asiatiques a été comparée à cause de l’activité de son venin à la Cobra de Capello. (Brehm).
438. Pour ce qui regarde les sécrétions d’un autre genre, nous citerons en premier lieu le Musc (Moschus moschiferus) qui “habite les montagnes les plus escarpées du Thibet et de la Chine et qui fournit les variétés particulièrement estimées que l’on appelle musc do Chine et musc Tonquin.”4
Tout le monde sait que la production du lait varie en quantité et en qualité selon les conditions, les ingesta et les circunfusa , de manière que cette sécrétion est plus abondante et de meilleure qualité lorsque l’organisme se trouve dans les conditions les plus satisfactoires.
Si nous examinons d’abord la composition chimique du lait de certains ruminants des hauteurs, nous trouvons quelle n’a pas changé d’une manière défavorable. Ainsi paraît-il au moins, mais rien do bien sûr ne peut être assuré, car les analyses rigoureuses qui ont été faites sont du lait d’animaux conduits à de bas niveaux.
Cependant dans les régions basses ne se trouvent pas les conditions
1 A. L. Herrera. Nota sobre !a araña capulina. Anales del Instituto Médico. Yol. I, pág. 37.
2 Sánchez. Zoología Médica, pág. 57.
3 Dugès. Apuntes para la Monografía de los Crótalos de México. “La Naturaleza.” Yol. IY, pág. 19.
4 Guibourt. Drogues simples. Yol. IY, page 61.
originaires et il fallait bien s’attendre à ce qu’il y eût nne infériorité dans la qualité des produits, car il n’est pas croyable que la descente puisse occasionner l’amélioration subite d'une espèce anoxyhémique. Selon Doyère le lait du Yack est remarquable par la grande proportion qu’il renferme de matière azotée coagulable par la chaleur (albumine) et de caséine, les deux principes importants du lait. Selon le même auteur, le lait de Lama contient:
Beurre 3.Í5 Albumine 0.90 Sels 0.80
Caséine 3.00 Sucre 5.60 Eau 86.60
Si nous comparons ce lait avec celui de vache, d’après l’analyse de M. Doyère, il contient une plus grande quantité de sels et de sucre; à peu près la même de beurre, exactement la même de caséine et moins d’albumine et d’eau.1 La diminution de l’albumine n’est pas favorable à notre démonstration, mais si, celle de l’eau.
439. Selon Arnold, le lait des vaches qui habitent les hauteurs est plus riche en principes nutritifs .2
“Dans les régions montagneuses les pâturages alimentent des vaches laitières; en France, les montagnes des Yosges, celles du Jura, les Alpes et les monts de l’Auvergne; leur exploitation constitue l’industrie principale. Tous les Etats de l’Europe Centrale sillonnés par la chaîne des Alpes se trouvent dans le même cas.”3
440. “Sansón indique 1340 à 1670 litres de lait par an pour la vache Bretonne. Rieffel donne comme rendement moyen annuel 1100 litres et le prouve avec ses livres en main. La vache qui est à l’Ecole d’ Agriculture de Mexico a donné après son premier veau suivi d’un avortement, nne moyenne de 3 litres 7 déc. de lait par jour, ce qui représente, pour l’année, 1340 litres. Dernièrement, pendant 5 mois de lactation, après une délivrance prématurée, elle a donné en moyenne près de 7 litres 1/2 par jour, en deux fois, le maximum a été de 9 litres. La race Bretonne à cause de ses produits et de sa rusticité est très avantageuse dans les terrains pauvres .... Si l’on visite les étables bien soignés de la Capitale on y trouvera d’excellentes vaches laitières. Dans l’étable de M. A. Pacheco on peut voir des vaches que l’on trait trois fois par jour et qui donnent 3 “jarras” (un peu plus de 27 litres); si elles donnaient cette même quantité, ne futce que pondant 240 jours, ce serait un total annuel de 6480 litres. Ce sont là, il est vrai, des exceptions et pour déterminer une moyenne on ne pourrait pas additionner les produits et diviser ensuite par le même nombre; la race bovine de la Yallée est en effet si disparate à la suite de croisement de races si diverses (parmi lesquelles on compte la Durham qui don-
1 Pelonze etFrémy. Traité de Chimie. Vol. VI, page G23.
2 Hygiène, page TIO.
3 Cornevin. Zootechnie, page 728.
ne à peine le lait suffisant pour nourrir son vean) qn’il ne serait pas possible de les faire entrer dans le calcul/’
441. “En tenant compte qu’on les trait trois fois par jour et que les vaches qui donnent 18 litres de lait sont nombreuses, nous pouvons très bien calculer environ 12 litres par tête (puisque les vaches qui ne donnent que 8 litres ne sont pas estimées) et supposant qu’elles produisent cette quantité pendant 240 jours nous aurons pour une année un total de 2880 litres. Si nous prenions une période de 340 jours, nous obtiendrions 4080 litres. Comme ou peut le voir, cette quantité est supérieure à celle que produisent les vaches hollandaises, qui passent pour être les meilleures laitières.”
Races. Quantité, en litres, du lait qu’elles
donnent en une année.
Hollandaise 3654
Flamande 3274
Durham 2907
Suisse 3400
Jersey-Alderney 1930
Mexicaine 4080
“Malgré la sécheresse de sou atmosphère la Vallée de Mexico constitue un district laitier.”1
L’état do faiblesse causée par l’anoxyhémie devait cependant modifier d’une manière peu favorable la sécrétion du lait, et, nous disons par l’anoxyhéinie, puisque, selon dourdânet, les taureaux sont atteints de cette maladie. A moins que cette affection ne soit exclusive de l’im des deux sexes? nous supposons que les vaches ne seront pas épargnées.
442. Selon Arnould, il existe un caractère très important pour juger de l’acclimatation parfaite de l’homme dans une localité quelconque: qu’il conserve la même longévité que dans le pays d’origine. La vérité de cette assertion n’admet pas de doute, et on comprendra facilement que le même critérium peut être appliqué pour ce qui regarde l’acclimatation des animaux. Il peut se faire que ces derniers nous conduisent à des résultats même plus certains, que l’homme, car, en général, lorsqu’ils sont transportés il une nouvelle localité, les changements qu’ils doivent subir dans leur alimentation et dans leurs coutumes sont moins sensibles.
1 Aclimatación de razas bovinas en la mesa central de México, por Luis G. Villaseñor. Gaceta Agrícolo-Vetcrinarin. Yol. III, págs. 271, 272 y 297.
Nous allons donc présenter un certain nombre de faits se rapportant à la longévité des animaux domestiques du plateau mexicain.
On a dit que le chat se ressent beaucoup des influences anoxyhémiantes, ce qui est absolument faux.
M. J. E. Mota vétérinaire, raconte avoir délivré de ses parasites intestinaux, un chat blanc croisé angora et âgé de 13 ans.1
443. Le Dr. Dugès a vu à Guanajuato, en 1878, un chat qui avait 14 ans bien comptés.2
Un de nos amis, M. A. Vargas, a gardé un de ces animaux 10 ou 12 ans. Mesdames Herrera en avaient un autre aussi vieux.
M. Dugès encore, a vu à Guanajuato un hybride né d’un chien et d’un Coyote ( Canis latrans ) qui avait 32 ans, un autre qui en avait 29. 3 Au Mexique, les chiens vivent 13 à 14 ans comme partout ailleurs.4
M. Peñúñuri, Vétérinaire de l’armée, nous dit qu’en 1847 il vit un cheval qui avait au moins 7 ans; en 1869, c’est-à-dire 22 ans plus tard, ce même cheval était eu parfait état, on ne remarquait que les altérations ordinaires des dents; il ignore à quel âge mourut cet animal. Un autre cheval importé des Etats Unis resta à l’Ecole d’Agriculture et vécut 21 ans; il mourut à la suite d’un accident. M. Peñúñuri, dont la longue expérience autorise les paroles, nous dit qu’au Mexique les mules vivent en moyenne 30 ans: il en a vu plusieurs qui dépassaient cet âge.
444. Uous avons déjà indiqué, que, selon Mathieu de Fossey, les chevaux mexicains vivent comme partout ailleurs sans rien perdre de leur vigueur, même dans un âge avancé, (25 ans).
Pour que l’on puisse établir la comparaison, nous rapellerons que la durée moyenne de la vie du cheval en France est de 12 ans, qu’en Europe les mules conservent leur vigueur jusqu’à 20, 30 et même 40 ans.5
Parmi les oiseaux des régions basses qui sont transportés à Mexico nous citerons seulement les Perroquets (Chrysotis), qui atteignent facilement les 80 ans.
Personne ne s’étonnera que nous ne puissions présenter un plus grand nombre de détails au sujet de la longévité des animaux domestiques; d’ailleurs l’utilité qu’ils nous offriraient, ne serait pas bien grande, vu que nous ne disposons pas de bonnes bases de comparaison avec ce qui se passe dans les basses régions. Mais, à notre avis, ce qui précède suffit pour que l’on puisse admettre que la durée de la vie n’est pas diminuée sur les hauteurs.
1 Gaceta Agrícolo-Veterinaria, Años 1877 y 1878, pág. 57.
2 Extrait du Bulletin de la Soc. Impériale d’ Acclimatation. (Août 1868), exemplaire du Dr. Dugès.
8 “La Naturaleza.” Yol. I, page 816.
4 M. Vergara Lope avait un chat qui vécut 11 ans et mourut d’un accident.
5 Brehm. Mammifères, pages 350 et 422.
D’après la théorie de Jourdanet, il ne devrait pas même y avoir des cas exceptionnels d’une longévité remarquable, attendu que les influences atmosphériques défavorables agissent sur tous les animaux et qu’il n’y a pas moyen de contrarier leur action.
(F). Adaptation du Chat.
445. Il n’v a pas d’animal dont on ait affirmé davantage qu’il n’était pas susceptible de s’adapter aux conditions des hauteurs; on dit qu’il est sujet à l’albuminurie, qu’il est sourd, qu'il résiste très peu sous les cloches pneumatiques. Il faut examiner ces opinions que répètent en chœur hygiénistes et physiologistes.
Nous avons déjà dit que les Chats abondent, et par milliers, sur le plateau mexicain et qu’ils peuvent vivre même dans des conditions d’existence très précaires, dans un état demi-sauvage et assez souvent loin de l'homme. Nous répéterons aussi que le Docteur Soriano a élevé sans difficulté les Chats albinos, en ayant soin seulement que les unions n’eussent pas lieu entre des consanguins trop rapprochés; que ces carnassiers parviennent h une âge très avancé et nous avons cité comme exemple, un Chat de M. Yargas qui vécut 10 à 12 ans, un autre de Mesdames Herrera, un troisième qui avait 13 ans lorsque M. Mota, vétérinaire, l’examina. Enfin, nous avons dit aussi que M. Serrano, Directeur de l’Ecole Normale possédait un Chat angora parfaitement acclimaté.
446. Quant aux maladies, nous n’avons rien observé de particulier bien que l’occasion ne nous ait pas manqué; dans nos maisons en effet, nous avons des Chats et bien rare est l’habitation qui soit dépourvue de ces précieux animaux. La seule chose que nous avons observée c’est qu’ils ont parfois des parasites intestinaux, mais nous n’avons jamais observé l’ albuminurie! Yoici ce que dit M. Mota: “Je fus appelé, une fois, pour soigner un Chat blanc croisé d’angora et âgé de 13 ans. Il avait eu (me diton) des attaques d’épilepsie. Je lui administrai un vermifuge et trois jours après fut expulsée la légion d’ascarides qui avaient déterminé les accès; aujourd’hui il se conserve robuste et sain, faisant les délices de sa maîtresse.”1
Selon la Commission de Publications de “La Naturaleza” 2 nous avons eu, au Mexique, a enregistrer un cas de rage communiquée â un homme par la morsure d’un Chat, mais, à notre avis, ni la rage, ni les affections
1 Gaceta Agricolo-Veterinaria, années 1877 et 1818, pág. 51.
2 “La Naturaleza.” Yol. I, page 314.
vermineuses sont exclusives clés Chats des altitudes. Le Dr. A. Dugès affirme “qu’il y a bien peu cà dire sur ce Mammifère (le Chat.) La race n’est pas différeute de celle de France si ce n’est qu’elle a ordinairement le poil gris, plus on moins jaune, avec des raies brunes ou noires. Quelques individus de la race d’angora ont été importés avec chances, paraît-il, de se propager tout en conservant leurs caractères particuliers. Dans cette localité, (Gruanajuato) aucune des parties de ce Mammifère n’est utilisée.”1
447. Rappelons ici la curieuse assertion de Jourdanet: “les Chats albinos, avec nu œil bleu, sont sourds dans l’Anahuac.” Outre l’influence de l’anoxyhémie nos adversaires pourraient encore invoquer l’action des différences de pression sur le tympan et les catarrhes continus des trompes d’Eustache, et au moyen d’habiles inductions ils parviendraient à nous bâtir une théorie des plus singulières. Mais voici que, si la surdité des Chats albinos, avec un œil ou deux yeux bleus, ne se guérit point avec l’air raréfié de l’Anahuac, elle n’est pas non plus exclusive de nos altitudes. Qui l'assure? Un grand savant, Darwin. Yoici ses paroles: “Les Chats blancs sont presque toujours sourds lorsqu’ils ont les yeux bleus. Je croyais d’abord que cette règle était invariable, mais dans la suite j’ai eu connaissance de quelques exceptions authentiques. Les deux premières observations à ce sujet ont été publiées en 1829 et se rapportent à des Chats anglais et perses. Le Rev. W. J. Bree, qui possédait nue Chatte perse, assure que chez les petits d’une même nichée, tous ceux qui, comme la mère, étaient blancs et avaient des yeux bleus étaient sourds comme elle, tandis que ceux qui avaient la peau tachetée entendaient parfaitement.
448. Le Rev. W. Darwin Fox m’assure qu’il a pu observer une douzaine de cas de cette corrélation chez des Chats anglais , perse et danois ; il ajoute que si un des deux yeux n’est pas bleu ranimai entend. D’ailleurs on n’a jamais rencontré un Chat blanc, aux yeux de couleur normale, qui fut sourd. En France, le Dr. Sichel a observé des cas semblables, pendant vingt ans; il a observé aussi dans un cas que, au bout de 4 mois l’iris des yeux d’un Chat ayant commencé à prendre une coulenr foncée, l’animal commença â percevoir les sons.”2
Cet exemple suffit pour démontrer que les esprits prévenus, dévorés par la haine des altitudes relatioiment absolument tout aux conditions atmosphériques et cela sans examen, sans comparaison, sans étude aucune. Depuis 1828 on sait que l’assertion de Jourdanet est fausse puisque la surdité des Chats albinos avec un œil ou les deux yeux bleus, se présente aussi dans les régions basses et non pas seulement sur les hauteurs.
449. Le Dr. A. Smith assure que les Chats que l’on transporte vers la limite des neiges et qui sont bien nourris, sont très exposés â la mort sn-
1 “La Naturaleza.” Yol. I, pág. 314.
2 Darwin. De la Variation. Paris, 1880, page 340.
bite.1 Jamais nous n’avons pu savoir par qui et où des Chats avaient été transportés et nourris à la limite des neiges. D'ailleurs, en supposant même qu’un pareil phénomène ait été observé quelquefois, une statistique comparée serait nécessaire pour nous faire connaître si vraiment le nombre de ceux qui meurent subitement sur les hauteurs est plus grand que le nombre de ceux qui meurent dans les régions basses. Le manque de pression serait-elle la seule cause qui puisse leur occasioner une mort subite?
450. Le Dr. Bordier dit que les Chats des altitudes souffrent d’albuminurie. Où sont donc les preuves de cette assertion? JSTous avouons que nous ne les avons rencontrées nulle part. Bordier, Jourdanet ou tel autre inventeur do pareille sottise pourraient-ils bien nous dire comment ils ont opéré pour diagnostiquer que les Chats souffrent d’albuminurie? A-t-on dosifié l’albumine de l’urine? L’albuminurie étant un symptôme et non une maladie particulière, la déduction n’était guère facile par des procédés indirects. Suffirait-il de tâter le pouls et de voir la langue des Chats ?
Les moyens de diagnostique employés chez l’homme, l’examen ophtalmoscopique par exemple, a-t-il été pratiqué sur ce carnassier et a-t-on observé la rétinite albuminurique?
Enfin, Boulin, qui a fait en Amérique des voyages si utiles à la science et qui a habité longtemps les hauteurs de la Colombie dit que “le Chat n’a subi en Amérique aucun changement appréciable, sauf celui de n’avoir dans l’année aucun temps particulièrement marqué pour la reproduction et de ne pas faire entendre lorsqu’il est en amour, ces miaulements si incommodes ”2-3
(G). Preuves expérimentales de l’adaptation.
451. Action prolongée de l’air raréfié sur les animaux renfermés dans Ses
cloches pneumatiques.
Au cours de nos études au sujet de l’influence de la décompression sur ^
le développement de la tuberculose, nous avons eu l’occasion de faire quelques expériences sur des Cochons d’Inde inoculés. Plusieurs qui avaient été inoculés avec de la matière tuberculeuse d’oiseau n’ont présenté aucun accident pathologique; il en a été de même pour les témoins qui se
1 P. Bert. Pression Barométrique, page 244.
2 Recherches sur quelques changements observés dans les animaux domestiques transportés de l’ancien dans le Nouveau Continent. Extrait des Mémoires des Savants étrangers.
T. 6, page 26.
3 C’est incroyable que Meunier dise qu’en Amérique le Chat ne sait pas miauler! Philosophie Zoologique, 3ème édition, page 53.
trouvaient à la pression normale et pour ceux qui restaient quelques heures claus l’intérieur clés cloches.
Yoici comment on procédait:
Le Cochou d’Inde témoin restait sous une cloche à la pression normale puisque l’air circulait librement; le confinement n’était pas à craindre. Dans la cloche qui contenait le Cochon d’Inde inoculé, la décompression et la ventilation se faisait au moyen d’une trompe. Les deux animaux avaient une quantité suffisante de nourriture et restaient le même temps sous les cloches.
452. Les premières expériences furent très imparfaites à cause de l’improvisation de l’installation et de notre manque de pratique.