AV
Mai 5. 4 livres 12 onces, 184 respirations par minute.
N.° de l’expérience, 8. Femelle, blanche, adulte, (pleine).
Avril 20.
5 livres 9 onces.
Avril 27.
5 livres
onces.
Mai 1.
Mai 4. 5 livres 10 onces.
158 respirations par minute.
FT.° de l’expérience, 9. Mâle, blanc, jeune.
Avril 21.
2 livres 9 onces.
2 livres 11
onces.
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Mai 1.
Mai 5. 2 livres 10 onces.
92 respirations par minute.
de l’expérience, 10. Femelle, noire et blanche,
adulte, (jdeine)
Avril 24.
4 livres onces.
4 livres
onces.
Mai 1.
N.° de l’expérience, 11. Femelle, blanche, adulte, (pleine).
Avril 25.
15 livres 14 onces.
Mai
5 livres 12 onces.
lié „
né
Hé „
Nombre (le Lapins 11
,, d’observations 134
90 à 100 respirations 14 fois.
Nombre de respirations du Lapin en Europe:
Selon P. Bert 55
Selon Longet 40 à 50
(b). Importance de l’augmentation des respirations comme moyen de
compensation.
576. Aux données qui précèdent nous en ajouterons encore quelques unes qui nous permettront d’en venir à des conclusions plus générales.
Jourdanet disait, en parlant de l’iiomme, que l’augmentation des respirations est nuisible, parce que d’après les démonstrations d’un physiologiste, si un homme accélère son rhythme respiratoire, les échanges respiratoires diminuent. Bert prouve de son côté que la suffocation est inévitable quand on augmente beaucoup le nombre de respirations. Cependant nous n’hésitons pas à affirmer que ces arguments n’ont aucune valeur, si l’on s’en sert, comme l’ont fait nos adversaires sur le terrain scientifique. Tout d’abord il faut que l’augmentation des respirations dépasse certaines limites déterminées, pour être nuisible. Nous combattrons M. Jourdanet avec les armes que nous fournit M. Paul Bert. Ce dernier fit une expérience très curieuse. Il soumit un chien à la respiration artificielle, et comme l’animal se trouvait empoisonné avec du curare il put varier le nombre de ses respirations de la manière suivante:
16 par minute (A). On extrait du sang.
70 „ „ (B). On extrait du sang.
577. Le sang extrait de l’animal, quand il faisait 16 respirations par minute donna, en l’analysant: 19,7 d’oxygène, 36,7 d’acide carbonique, le sang extrait quand le chien faisait 70 respirations, donna 2,7 d’oxygène, 30,1 d’acide carbonique. uOn voit que la rapidité des mouvements respiratoires augmente la proportion d’oxygène du sang et diminue la propor-
Planche 21.
Num. 11.
1 racé de la respiration normale d’un chien de petite taille, obtenu au moyen du tambour double de Marey, l’animal étant en repos parfait: ce tracé corresDond à \ de minute.
Tracé de la respiration d’un chien de moyenne taille
obtenu à l’aide du tambour double de Marey, l’animal étant en repos parfait: ce graphique correspond à l/5 de minute.
iiacés de la respiration normale d’un iapin.
A. pris au moyen de la muselière.
B. pris avec le tambour double de Marey, correspondant à — de minute.
tion d'acide carbonique .” 1 Remarquons que dans cette expérience l'augmentation des respirations fut considérable; en effet, le premier nombre (16), s’éloigne peu de la moyenne de la respiration chez le chien, et le second (70), est presque quatre fois plus grand.
578. D’ailleurs la difficulté paraîtra bien chimérique si l’on remarque seulement que l’augmentation requise par les changements de pression est bien inférieure à celle qui se produit dans certaines circonstances, quand l’organisme consomme une plus grande quantité d’oxygène. Ainsi, un cheval en repos fait 10 respirations par minute, au trot il en fait, 52; après 5 minutes, 65. On en compte, chez un mouton en repos, de 15 à 4; s’il est excité, 45, et après une course de quelques instants, 116 et même 140. 2 Or, est-ce que par hasard la quantité d’oxygène que possède le sang du moutou surexcité a éprouvé une diminution, parce que le nombre de ses respirations s’est presque centuplé? Et alors quel sera le but de cette augmentation? .... De nuire à l’animal? (!) Comment donc 4 ou 6 respirations de plus sur les hauteurs pourront-elles lui être nuisibles, quand il peut partout ailleurs en faire 125 de plus, sans s’étouffer?
L’augmentation du nombre de respirations accompagne ou provoque des modifications fonctionnelles profondes et bien souvent de définitives: il faudrait bien se garder de l’oublier quand il s’agit d’apprécier l’importance de ce facteur. C’est donc aussi un moyen dont elle se sert pour se manifester dans plusieurs organismes, et il n’y aurait rien pour nous d’étounant si on venait à l’observer chez un insecte des hauteurs.
579. Cette augmentation, ainsi qu’une foule de phénomènes internes, dépend de causes qui agissent sans l’entremise de la volouté. La nature garde le secret de l’exécution de ces importantes déterminations. Le fait est très simple; la résistance extérieure ayant diminué à conséquence de la raréfaction du milieu, et la force élastique du poumon étant la même, ainsi que les forces expiratoires, le rhythme augmente (voir § 939). On ue peut que sourire en se rappelant une curieuse affirmation de Jourdanet, selon lui, l’homme de science à Mexico, tout absorbé, au milieu de ses élucubrations, oublie de respirer et abandonne un moment ses livres pour se livrer au travail respiratoire ! Autant vaudrait dire qu’il oublie d’exécuter les mouvements péristaltiques des intestins!
1 Paul Bert. Pression barométrique, page 626.
2 Colin. Physiologie comparée, page 282.
(c). Le plus grand éclairement des hauteurs active les échanges respiratoires des animaux.
580. Cette importante question de l’influence de la lumière sur les êtres vivants a été traitée déjà dans une autre partie de cet ouvrage, quand nous avons parlé des végétaux des altitudes.
Pour ce qui regarde les animaux nous rappellerons seulement quelques faits d’un intérêt capital.
La quantité d’acide carbonique exhalé est plus graude à la lumière que dans l’obscurité.
Espèces.
Obscurité.
Lumière rouge.
Blanche.
Violette.
Grenouille
Moineau, Canari
Rat (M. decumanus).
D’après Perrier. 1
Moleschott a démontré que la production de l’acide carbonique est eu raison directe de l’intensité de la lumière. En nous appuyant sur les documents que nous avons rapportés ailleurs, uous constatons que l’éclairement est plus grand sur les hauteurs et rien ne fait soupçonner que les phénomènes respiratoires ne puissent être activés par cette influence.
581. Le facteur qus nous étudions peut contribuer, pour sa part, à l’adaptation et daus un degré fort considérable: Moleschott dit qu’eu représentant par 1 la quantité d’acide carbouique produite par une grenouille dans l’obscurité, elle s’élève à 1,25 si l’animal est exposé à une lumière iutense, et à 1,015 seulement s’il est exposé à la lumière d’un jour sombre.2 Ainsi donc, par suite de la seule influence de la lumière, un animal peut produire, eu un au, un quart de plus d’acide carbonique à Mexico, par exemple, qu’en Hollande.
La préoccupation frénétique qui s’empare de nous quand nous voulons reproduire au laboratoire les différents milieux naturels uous empêche souvent de penser à certaines conditions d’un véritable intérêt; quand on expérimente l’action de l’air raréfié sous les cloches pneumatiques, particulièrement eu Europe, les animaux restent plus ou moins privés de l’influence de la lumière des altitudes. Qui s’est jamais soucié de ménager ce stimulant aux organismes sur qid on expérimente l’effet de la décompression?
1 Cuénot. Influence du milieu sur les animaux, page 47.
2 Wien. Med. Wochens. chr. 1855, p. 681 (cité par Longet).
L’intensité des rayons les pins réfrangibles dn spectre solaire a été déterminée an moyen de leur action sur les surfaces en zinc amalgamé, électrisées négativement. On a trouvé ainsi que cette intensité augmente en raison de la hauteur au-dessus du sol: de manière qu’à 3100 mètres d’altitude elle est deux fois plus forte qu’au niveau de la mer.1