D). ADAPTATION SELON LES GROUPES ZOQLOGIQUES, MAMMIFÈRES
607. Les faits d’observation directe et les expériences démontrent qne les Mammifères peuvent s’adapter aux conditions des altitudes et qne certaines espèces vivent même à 6000 mètres. Sons les cloches pneumatiques ils arrivent à supporter une décompression plus grande encore. Le mécanisme de cette adaptation est déjà assez étudié chez l’homme et les résultats fondamentaux auxquels il a conduit, sous le point de vue de la physiologie humaine, peuvent s’appliquer à un grand nombre de Mammifères. Chez ces derniers, on a déjà observé l’augmentation des globules (Cochon d’Inde, Chien, etc.) et eu général la plus grande capacité respiratoire du sang, (Lama, Vigogne, Lapin, Mouton, etc.) L’augmentation des pulsations et des respirations a été démontrée chez les Taureaux et chez les Lapins et il n’y a pas de raison pour supposer qu’elle ne se présente pas chez les autres.
Chez les Mammifères qui volent et qui se trouvent moins exposés que les oiseaux aux changements brusques de pression, c’est-à-dire chez les Chéiroptères, il peut y avoir des particularités quelque peu différentes. Sous les cloches pneumatiques ils supportent sans inconvénient les grandes décompressions: leur grande capacité respiratoire, la quantité prodigieuse de globules et la proportion extraordinaire d’oxyhémoglobine que contient leur sang comme aussi l’activité de leur respiration qui oscille entre des limites extrêmes, doivent contribuer eu grande partie à la réaction contre les variations du milieu extérieur et à leur prompte adaptation à ce même milieu.