‹ La vie sur les hauts plateauxChapitre 132 sur 268 · OISEAUX · texte numérisé non relu

OISEAUX

608. Ils s’adaptent ordinairement beaucoup plus vite que les Mammifères. Chez eux aussi l’augmentation des globules rouges a été observée. Il est très probable que les oiseaux de haut vol puissent vivre indifféremment à des niveaux très divers sans que l’augmentation progressive des activités respiratoires soit absolument nécessaire. D’un coté ils peuvent avoir nue capacité respiratoire supplémentaire1 et peut-être ils réagissent avec une rapidité exceptionelle. Ce qu’il y a de certain c’est que

1 Paul Bert l’a constaté chez le Héron, mais non chez la Poule, qui proportionnellement à son poids, possède une capacité respiratoire inférieure.

jusqu’ici les cas (douteux) d’adaptation lente et difficile qui ont été signalés se rapportent seulement anx Gallinacés domestiques et aux Oies, et seulement chez les premiers on a cherché la variation du nombre de globnles: mais ces oiseaux se trouvent dans des conditions tout-à-fait particulières qui peuvent avoir influé dans la perte de certains mécanismes d’adaptation. Tout d’abord ils sont presque entièrement dépourvus de la faculté de voler.

609. On ne peut pas admettre que chez certaines autres espèces sauvages qui émigrent périodiquement, comme les Hirondelles et les Anatidées, il y ait une période d’acclimatation lorsqu’elles s’élèvent aux altitudes: dès le premier jour elles sont aptes pour déployer leur activité habituelle et bien nombreux sont les exemples d’oiseaux qui, à peine arrivés des bas niveaux, se reproduissent comme partout ailleurs.

Dans des paragraphes spéciaux se trouvent discutés les mécanismes probables de l’adaptation aux changements brusques de pression, un grand nombre peuvent être appliqués aux changements progressifs.

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