On peut citer quelques exemples
8. Plusieurs exemples peuvent prouver aussi le contraire. En conséquence, on ne peut rien décider sur la population des hauteurs, car on peut citer des exemples en faveur de toutes les opinions.
9. Bien des exemples se rapportant à des localités du Mexique, des Etats Unis, etc. prouvent le contraire. On trouve aussi des localités moins élevées avec un plus grand nombre d’habitants, et aussi des localités de même niveau avec une densité de population plus grande dans les unes que dans les autres.
10. Il n’y a pas de raison en faveur des idées généralement acceptées au sujet de la supériorité des niveaux plus élevés, au point de vue de la population. Selon Jourdanet, les recensements de la population du Mexique semblent devoir le confirmer.
713. — 11. La population est sujette à diminuer par suite de l’anxoyhémie, cause constante qui doit avoir produit des résultats constants.
12. Les villes des hauteurs n’ont pas d’importance comme centre de commerce, etc.
13. Les différences barométriques sont su trisantes pour expliquer les faits qui se rapportent à la population.
14. La limite de l’habitabilité doit se trouver tà la hauteur où les influences cosmiques anémiantes rendent impossible la vie de l’homme.
714. — 15. La race indigène du Mexique résiste davantage aux influences anémiantes, la race européene ne peut résister; les créoles ont hérité de la première la faculté de s’adapter et de la seconde, le talent. La race métis est la seule qui puisse habiter et progresser sur les hauteurs; c’est en effet celle qui domine dans les Etats Mexicains.
10. “Il y a raison sufïissante pour que nous restions satisfaits ... . . de ce que, aucun pays d’Europe n’arrive aux résultats du Mexique, où l’accroissement annuel est de 7.80 pour 1000 habitants.” (Jourdanet).
Un grand nombre de régions basses offrent une augmentation de population supérieure, inférieure ou égale à celle qui s’observe dans les régions élevées.
La population augmente plus rapidement au Mexique qu’en France, en Belgique et en Italie; l’accroissement est .à peu près égal à celui qui s’observe en Autriche-Hongrie, en Bavière et dans lesPajs-Bas, et cela malgré la hauteur.
11. Ces prétendus résultats sont Li és variables. La population du Mexique a subi des oscillations considérables.
12. Les villes les plus importantes du Mexique, sauf de rares exceptions, (Veracruz et quelques autres) se trouvent situées à une grande hauteur.
13. Ce sonldes circonstances dont la considération paraît inutile pour ce genre d’étude. Jourdanet n’a pas tenu compte des facteurs qui agissent sur la population: misère, guerres, épidémies, défaut d’alimentation, en général, hygiène, fécondité, etc., etc. Pour lui, toutes les conditions vitales se réduiraien t— elles à des conditions de pression?
14. Cette limite varie, comme celle des neiges éternelles, avec la latitude, etc. Il serait téméraire de vouloir la déterminerexaelement. Elle dépend uniquement des conditions de température et non de la richesse de l’air en oxygène. S’il convient à ses intérêts, l’homme s’élève davantage à mesure qu’il se rapproche de l’Equateur. Les différences entre la limite de l’habitation verticale. atteignent 3000 mètres et même davantage si nous comparons les pays des tropiques cà ceux des régions boréales.
15. Principes absolument faux, conséquences erronées. Ce n’est pas seulement sur les plateaux du Mexique que prédominent les créoles. Le croisement de deux races n’est pas toujours avantageux et les preuves manquent pour affirmer que le contraire a eu lieu dans la République Mexicaine. Dans ce pays, les races se trouvent distribuées independamenl de l’altitude.
Nombreuses sont les causes qui engogant les peuples à préférer les endroits élevés aux endroits bas; d’ailleurs, dans les uns comme dans les autres ils peuvent prospérer ou s’anéantir par suite de circonstances tou t-à-fail indépendantes de la proportion d’oxygène contenu dans l’air.