Rurales lm
¡Travail des bras à l’air libre 1.582 0.861 54.4
Travail des bras dans l’air confiné 1.612 0.888 55.0
Sédentaires ou de peu de mouvement. .. . 1.620 0.851 52.5
Travail intellectuel 1.624 0.853 52.5
Moyenne générale pour les professions urbaines 1.612 0.863 53.5
789. Paul Bert qui, comme Jourdanet, limite l’habitation de l’homme, et dit que les accidents auoxyhémiques ne se présentent qu’à la hauteur
1 Voir les données que nous fournit le Dr. Armieux sur cette augmentation de la circonférence. On les trouvera au § 942.
maxima de 2000 mètres, 1 admet cependant les observations de Jaccoud à Saint Moritz, 2 lien dont la pression barométrique est inférieure de 15 à 16 centimètres à celle de Paris. 3 Ignorait-il que la ville de Mexico, lien principal des observations de Jonrdanet, se trouve située à une hauteur de 2265 mètres et que sa pression barométrique moyenne est de 585 millimètres, c’est-à-dire 16 centimètres 5 millimètres inférieure à celle de Paris? Plusieurs jours de l’année la pression de Mexico doit être égale à celle de Saint Moritz. Pourquoi admet-il pour un lieu ce qne dit Jonrdanet et pour un autre ce que dit Jaccoud?
Jaccoud, "Ward et Vacher, dont Paul Bert admet les opinions,4 démontrent aussi F augmentation de la circonférence du thorax. Voici les paroles de Bert:5 “Je citerai aussi comme document intéressant sur ce sujet, quelques extraits d’une lettre que j’ai reçue de Mr. Ward, médecin adjoint aux travaux du chemin de fer qui traverse les Andes, de Callao à la Oroya:”
790. “La plupart des ouvriers qui ont travaillé dans le tunnel, exception faite des indigènes nés sur les hauteurs, ont souffert plus ou moins de la diminution de la pression; cependant, presque tous se sont accoutumés assez vite à cette influence, c’est-à-dire après nue ou deux semaines ....
“Les naturels sont des hommes de petite taille, trapus, avec une capacité pulmonaire immense, comme le prouvent les mesures suivantes prises sur la peau nue, au niveau des seins:
Circonférence de la
AGE. Taille. poitrine.
14 ans 4 pieds 10 pouces ou 147 cenlim. 36 pouces ou 91 cent. 4mm
24 „ 5 ,, 6| ,, ou 169 „ 35 „ ou 88 „ 9
21 ,, 5 ,, 4 „ ou 162 ,, 35 ,, ou 88 ,, 9
16 „ 5 ,, ,, ou 152 „ 34| ,, ou 87 ,, 6
30 „ 5 „ 4| ,, ou 163 „ 30i „ 0u 77 ,, 8
P. Bert s’occuppe ensuite des observations de Vacher, dont nous parlerons lorsque nous étudierons la capacité pulmonaire (§§ 1017 et 1018).
791. Nous donnerons enfin les mesures que donnent comme moyennes les célèbres anatomistes français, M. M. Sappey et Tillaux. Elles nous permettront de comparer une seconde fois les mesures du sternum, du diamètre transverse et du diamètre antéro-postérieur.
Selon Sappey:
Diamètre transverse au niveau de la huitième côte 28 centimètres.
Diamètre antéro-postérieur 20 ,,
Diamètre vertical antérieur 135 millimètres.
1 P. Bert. Pression barométrique, page 1 1 05.
2 Ibid., page 1106.
3 Ibid., page 311.
4 P. Bert. Op. cit., pages 310, lt'56, 1058.
5 P. Bert. Op. cit., page 1056.
UT. DIAZ DE LEON SUCs.MEX.
Courbe3 cyTtoméfcriques relevées sur 49 sujet
Réduction au dixiéme des planches 31 à 79.
>nt de Gendarmes de l'Armée. Mexico.
792. P. Tillaux nous fournit une liste précieuse pour notre objet, car si nous comparons ses chiffres avec les nôtres, pour chaque taille, ils nous indiquent clairement la plus grande longueur du sternum chez 1q Mexicain.
La longueur mesurée par Tillaux appartient au sternum tout entier; nous nous sommes vus obligés de compléter cette donnée en retranchant la mesure de l’appendice, que nous ayons calculée de 3 à 5 centimètres, sa longueur habituelle.
Selon P. Tillaux.
Mesure prise depuis la
TAILLE. fourchette jusqu’au sommet
de l’appendice xiphoïde.
Mesure jusqu’à l’articulation de l’appendice.
19 centim
793. Commençons notre discussion par l’examen des diamètres, qui est
le plus facile.
Les mesures dont nous nous servirons de préférence seront celles que nous avons relevées sur des soldats, car ce sont les plus nombreuses. Il faut observer cependant que les conditions ne sont pas égales, comme on pourrait le supposer tout d’abord, car l’organisation de notre armée est bien inférieure à celle des armées européennes; l’hygiène surtout laisse beaucoup à désirer au point de vue de l’habitation et de la nourriture; tandis qu’en Europe le soldat se trouve ordinairement dans des conditions d’hygiène et de santé exceptionnelles. Les résultats devaient donc nous être défavorables quant à la vigueur de nos soldats; mais il n’en est pas ainsi. Parmi les européens que Jousset a mesurés, ceux qui semblent les plus vigoureux et ceux dont le diamètre vertical antérieur est le plus long sont les artilleurs et les marins.
22 Artilleurs
57 Marins
50 Gendarmes mexicains 13 Indigènes
Diamètre vertical.
Rapport à la taille = 100.
18 centim. 10,4
191 millim. 11,2
Comme on le voit, la comparaison ne peut donner des indications plus précises. L’activité physique et la vigueur des marins sont proverbiales, ils conservent leur rang même lorsqu’on les compare à leurs compatriotes
de professions différentes; et cependant, la pins grande activité respiratoire de nos hommes les fait apparaître avec des indices thoraciques qui chez Tenrqpéen indiqueraient une vigueur exceptionnelle.
Selon la table de Tillaux la moyenne du diamètre vertical de nos gendarmes dépasse un peu 18 centimètres: nous venons de voir qu’elle est de 191 millimètres. Nos indiens, selon le tableau de Tillaux et à cause de leur taille, devraient mesurer aussi 18 centim.: ils mesurent 193 millimètres.
795. Un coup d’œil sur les chiffres suffit pour comprendre que les avantages de ces diamètres sont indiscutables comme aussi ceux que nous allons comparer avec les diamètres correspondants des hommes de races intertropicales.
Diamètre
Rapport à
Diamètre
Rapport
transverse.
la taille.
antéro-post.
à la taille.
Artilleurs
Marins
Gendarmes mexicains . .
Soldais d’infanterie
Comme on le voit les Gendarmes de l’Année Mexicaine l’emportent sur tous les autres, s’il est vrai que l’indice du diamètre antéro-postérieur accuse une différence de 0.5 snr celui des marins, par contre, le diamètre transverse, que l’on sait être en relation plus directe que l’antérieur avee le développement du poumon, présente un avantage de 0.6, et sliious comparons avec les artilleurs, nous verrons que cet avantage est encore plus grand pour les deux diamètres; nous ajouterons que la taille de ces derniers est à peu près égale à celle des gendarmes. Les soldats d’infanterie mesurés par le Dr. Cárdenas présentent leur plus grand avantage dans le diamètre antéro-postérieur; cela dépend peut-être de ce que dans les corps d’infanterie prédomine l’élément indigène; nous avons déjà dit ce que nous avions observé au sujet de la forme du thorax par rapport à la race (§777.) Chez les créoles du Corps des Gendarmes prédomine la forme ovale du thorax.
796. En outre des thorax qui se rapprochent du cercle et de l’ellipse, nous en avons trouvés quelques uns qui affectent la forme rhomboïde: en effet, le relief des muscles qui occupent les cannelures costo-vertébrales (partie supérieure de la masse sacro-lombaire, costo-transverse, trausverse, épineux et superficiellement le trapèze, etc.) par derrière et latéralement le corps musculaire du grand dorsal, peuvent modifier le périmètre do la section thoracique lorsque ces muscles ont un grand développement et donner une forme qui n’est ni celle du cercle ni celle de l’ellipse.
797. Parmi les cinquante tracés que nous avons pris, on peut en voir plusieurs affectant cette forme, notamment le N.° 47 de la série. Dans la planche, en outre des 15 courbes prises de l’ouvrage du Dr. Jousset, on en trouvera trois qui correspondent aux. trois formes que nous avons pu ob-
server personellement. La réduction du dessin a été faite proportionnellement à la courbe K.° 15, dont le diamètre transverse a été calculé égal à 30 cent., moyenne obtenue par Jousset sur les marins et les militaires qu’il a observés. Ce chiffre, 30 cent., est déjà trop grand si on le compare avec celui que Sappey indique pour une taille moyenne, d’autant plus qu’il faut se rappeler que le diamètre transverse se prend sur la partie la plus large du thorax, latéralement entre la huitième et la neuvième côte, tandis que celui que l’on peut mesurer dans les courbes correspond latéralement presque toujours à l’espace inter-costal de la sixième et de la septième côte. Si nous ajoutons à cela que le premier se mesure à l’aide du compas et est exact, taudis que celui que nous donne la courbe est inexact (presque toujours inférieur de un à deux centimètres et demi) uous admettrons que le diamètre traus verse -au uiveau de la huitième côte a généralement un à deux cent, et demi de plus que celui que l’on peut mesurer avec le cyrtomètre, appliqué au niveau de la base de l’appendice xiphoïde. Comme courbe cyrtométrique de forme triangulaire nous pouvons citer la première de la série que nous présentons, celle d’un athlète mexicain, le Prof. Emilio Lobato, dont nous donnons les mesures lorsque nous parlons de la vigueur chez les mexicains.1
798. En étudiant les résultats que nous fournissent les mesures de ces circonférences, nous voyons tout d’abord que les chiffres que nous avons trouvés nous mêmes sont comparables seulement avec ceux que l’on a donnés pour les races les plus vigoureuses de l’Europe (Allemands, Anglais, Ecossais) et si nous considérons le rapport avec la taille, c’est à dire l’indice, nous voyous qu’il est même de beaucoup supérieur à celui des européens. En effet, l’indice, chez les indigènes du Mexique que nous avons mesurés dépasse de 1.7 le plus grand indice relevé chez les européens (celui des écossais, dont la taille moyenne d’après Quételet est de lm 763); la taille des indigènes ne dépasse pas lm 66.
799. Dans le tableau de mesures de Chassague et Daily, les indices les plus grands et qui peuvent être comparés avec les nôtres, sont ceux que fournissent des individus qui ordinairement ne travaillent qu'avec les bras, soit à l’air libre (indice = 55.0) soit dans l’air confiné (indice = 55.0). Il est facile d’en donner la raison; comme ou le sait, plusieurs des muscles puissants qui communiquent le mouvement au membre supérieur,2 ont de larges insertions sur les parois du thorax, sur lequel elles agissent en l’obligeant à suivre leur développement. En outre, les corps musculeux de quelques uns restent compris dans le périmètre qu’entoure le ruban métrique; ils doiveut par conséquent augmenter la dimension de la mesure.
1 Voir Te § 920.
2 Pectoraux, grand et petit, trapèze, rhomboïde, grand dorsal, grand denté. Legrand rond et autres muscles scapulaires, le deltoïde et quelques autres prennent, pour ainsi dire à distance, insertion dans le thorax.
800. Si la courbe circumtlioracique augmente, comme aussi tous les diamètres, la surface de la section du thorax augmentera-t-elle à son tour? Le docteur Cárdenas, de Mexico, a démontré le premier qu’elle augmente. Dans sa thèse sur la mensuration thoracique (année 1892) nous trouvons les conclusions qui suivent:
“La section thoracique moyenne, au Mexique, est plus grande que cel- “le que Maurel a obtenue en Europe/’
.... “La section thoracique moyenne, au Mexique, est de 567 centimè- “tres carrés; ainsi donc, si Maurel a pu dire que la section moyenne thoracique dépasse 500 cen4. car. nous pouvons assurer à notre tour quelle “dépasse ici 550 cent, car.”
.... “Dans les observations prises au Mexique, la prédominance de " l’héinisection thoracique droite sur la gauche est presque constante; la “différence peut être dans certains cas de 40 cent, car.”
.... “Le rapport entre la taille et la section thoracique moyenne, c’est- “ à-dire, l’indice carré, est en moyenne de 8.41. Il est donc plus grand que “celui que Maurel a trouvé.”
801. Nos propres observations viennent confirmer les conclusions de Cárdenas. L’avantage que présentent les soldats que nous avous mesurés se doit à leur taille ordinairement plus grande et aussi à leur genre de vie- Le fantassin mexicain appartient ordinairement à la classe inférieure et la plus grande partie de sa vie se passe dans des casernes très mal aérées et dans des conditions d’hygiène tout à fait mauvaises. Dans le régiment des Gendarmes les conditions sont un peu meilleures; tout d’abord, le recrutement se fait chez une classe sociale plus relevée, le salaire est plus élevé, les conditions de la caserne sont bien différentes, chaque soldat sort presque tous les jours à cheval en ville, enfin il passe souvent la nuit dans sa propre maison.