SPECIES
EXTEItTIDIIISra- TO
North America.
South America.
Andes only.
N. Si S. America.
Beyond America.
America 83 = 13. 8 per cent.
Endémie 504 — 83.4 ,,
Of wider range 17= 2.8
Total... .
Nous ferons seulement les observations suivantes: il y a 504 espèces endémiques et 39 seulement appartenant exclusivement aux Andes; les Carex, Phleum, Cystopteris s’élèvent à 12,000 pieds et sur une aire de distribution très vaste; le maïs, le blé et autres céréales, les plantes cultivées prospèrent sur le plateau mexicain. Le blé de Puebla n’est pas inférieur à celui d’Odessa et la région où cette plante céréale se cultive est presque deux fois plus grande que la France1. Enfin à l’aide des données précédentes nous constatons la vérité- d’un principe général et bien connu déjà: les plantes qui s’éloignent de l’Equateur s’élèvent davantage dans les montagnes, celles qui vivent près l’Equateur s’élèvent moins. Il y en a cependant un grand nombre qui ne sont pas soumises à ces règles et que l’on recontre à des hauteurs et sous des latitudes très diverses.
(g) Limites de la végétation dans divers pays.
Il est tout naturel de croire que les plantes s’élèvent dans les montagnes jusqu’à la hauteur où elles peuvent encore trouver une quantité suffisante d’oxygène. Si l’on suppose que la raréfaction de l’air agit d’une manière énergique et décisive, cette hauteur devrait être sensiblement la même pour toutes les montagnes.
114. Humboldt parle de l’existence de petits arbres, peut-être le Polylepis, sur les chaînes de montagnes du Pérou à 4,800 et 4,850 mètres, et comme à cette hauteur il est rare de rencontrer de semblables végétaux il donne de ce fait une explication bien satisfaisante, à savoir, qu’en Bolivie, la limite des neiges éternelles se trouve à une hauteur bien plus considérable que dans d’autres pays. Nous ferons remarquer ici que, selon M. Ch. Martins, la limite de la végétation arborescente au mont Yeiitoux est à 1,665 mètres, c’est-à-dire à 3,185 mètres plus bas qu’en Bolivie.
115. Le Docteur Hoocker dit que sur l’Himalaya, à exception de la Arenaria rupifraga , toutes les plantes alpines disparaissent à la hauteur prodigieuse de 6,945 mètres.
1 Los Estados Unidos Mexicanos, por R. de Zayas Enriquez. Mexico, 1893, pág. 451.
Met, rea 0.700 2 700 •2600 2 200 200 0 15 00 13 00 ’ 300 20(1 O.
f.OIAZ DtLÍON SUC.
116. La raison de causalité, que l'on pourrait supposer, n’existe donc pas; sur les montagnes de l’Asie et sur celles de l'Amérique les plantes s'élèvent jusqu'à 4,500 mètres plus haut que sur celles de l'Europe: c’est qu'elles y trouvent la température et d’autres conditions favorables. Alors même que l’oxygène s’y trouve eu très petite proportion elles ne dépérissent pas et ne meurent pas mais elles parviennent à s’adapter et à absorber la quantité nécessaire.
Les limites de la végétation varieront donc de la même manière que les limites des neiges éternelles. On peut faire la même observation quant aux limites supérieures des habitations humaines et quant à l’aire de dispersion des animaux. En effet, M. Henry de Saussure nous dit en résumé:
1. ° L’examen de la végétation dans les montagnes du Mexique nous montre que le domaine des forêts est bien plus considérable que dans les AljDes, tandis que celui des prairies est beaucoup plus limité.
2. ° Les forêts terminent précisément à la hauteur où s’arrêtent les neiges persistantes de l'hiver et les neiges sporadiques des tempêtes du printemps.
Si l’on admet comme limite des neiges au Mexique 13,500 pieds.
Dans les Alpes 8,500 ,,
La différence sera de 5,000 pieds.
Si d’un autre côté l’on admet comme limite des forêts au Mexique une altitude de *. , 11,500 pieds
Dans les Alpes 6,500 ,,
La différence entre les limites de la végétation 5,000 pieds sera égale à celle que l’on observe entre les limites des neiges. 1
117. M. Saussure doute un peu de l’influence de la raréfaction de l’air, car il ignore si elle peut occasionner l’arrêt de la végétation. “On pourrait le supposer, dit-il, quand on voit les lichens s’arrêter à la même altitude au Mexique et dans les Alpes, mais je doute beaucoup que ce soit là la vraie cause.”2 Le Docteur Hoocker a vu des lichens sur V Himalaya à plus de 6,900 mètres .3
1 De la vegetación sobre las altas montañas de México. “La Naturaleza,” Vol. VII, pág. 333.
2 Ibid., pág. 343.
3 Figuier. Histoire des plantes, page 512.
Planche 5
Pression normale de Mexico, le 31 Octobre 1893.
Air raréfié, le 31 Octobre 1893.
Développement de l’orge sous des pressions différentes.
D’après photographie.