Le blé s’élève à l’Equateur à 3,200 mètres
,, ,, en France ■. . à 1,050 ,,
,, ,. en Ecosse à 200 ,,
,, ,, en Norvège à 50 ,,
Le seigle ,, dans la Silésie Autrichienne... à 585 ,,
,, ,, en France de 1,360 à 1,530 ,,
,, ,, en Crimée à 2,000 ,,
,, ,, en Turquie à 1,000 ,,
L’orge ,, en Suisse , à 1,800 ,,
,, ,, au Pérou à 3,218 ,,
L’avoine ,, en France de l,000à 1,360 ,,
,, ,, dans la Silésie Autrichienne., à 650 ,,
,, ,, en Ecosse à 487 ,,
La fève ,, dans le Valais à 1,700 ,,
,, ,, dans les Andes équatoriales., à 3,000 ,,
La lentille ,, dans la Haute-Loire de 700 à 800 ,,
,, ,, en Abyssinie de 1,500 cà 2,000 ,,
1 Elles sont mentionnées clans la “Sinonimia” de M. A. Herrera. “La Naturaleza,” Yol. II, págs. 318, 373; Yol. III, pág. 348; Yol. IY, págs. 47, 85 y 201; Vol. Y, págs. 125, 168, 215 y 293; Yol, VI, págs. 118, 214, 297 y 347.
2 Voir les “Cartas Agronómicas y Climatéricas” de MM. Senties et Ochoa, présentées à l’Exposition de Paris, 1889.
3 Heuzé. Les plantes alimentaires. Paris, 1872. Yol. I et Yol. II.
185. Le Cèdre déodore des hauteurs de l’Himalaya s’acclimate très bien dans la Grande Bretagne; le Tropoeolum tuberosum on Mayua du Pérou s’acclimate en Belgique, le Lilium giganteum qui en Asie yit à 9,000 pieds, s’acclimate en Angleterre. 1 Selon M. Alfonso Herrera la Oca du Pérou s’est développée à Mexico dans le Jardin de la “Escuela Preparatoria.” Les Cactées qui ont leur centre de distribution snr le plateau mexicain s’acclimatent et se naturalisent en Europe; Y Agave qui, au Mexique, ne descend qn’à 2,000 mètres, présente des variétés ou des espèces congénères (?) à Caracas, Venezuela, en Italie, en Dalmatie, en France, en Espagne, en Portugal, en Grèce, en Turquie, en Russie, dans l’Inde Orientale et sur une aire qui, en Europe seulement, comprend plus de 8° de latitude et 38° de longitude. 2
186. En résumé , nous croyons que les plantes alimentaires et en général tous les végétaux , étant supposées égales les autres conditions, surtout celles de température, peuvent passer d'une région élevée à une autre moins élevée ou de celle-ci ci celle-là, pourvu que V acclimatation s'opère avec la lenteur et les précautions nécessaires.
Nous croyons aussi que les limites de végétation dépendent de la température et non du degré de la pression atmosphérique ; que si une plante ne peut croître qu'à la températ ure de 10° c. elle parviendra à s' acclimater dans les régions situées au niveau de la mer et même à 2,000, 4,000 ou 8,000 mètres, si ces régions en outre d’une température de 10° c. présentent les mêmes conditions et ne différent que par la diminution de l'oxygène, de l'acide carbonique ou de la pression de l’air. Si au sommet du mont Everest, à plus de 8,800 mètres au dessus du niveau de lamer, on établissait une serre pour la culture des plantes des plaines, elles arriveraient à un tel degré d’ acclimatation, que tous les phénomènes vitaux s’y opéreraient de la manière la plus parfaite. C'est l’opinion que nous soumettons au jugement sévère de nos lecteurs.