‹ La vie sur les hauts plateauxChapitre 92 sur 268 · Sorex evotis · texte numérisé non relu

Sorex evotis

Felis tigrina

Sciurus variegalus

Didelphis lanígera

Auchenia vicunna

Icterus maculi-alatus

Quiscalus sumichrasti

Cyanospiza parellina

Attila cilreopygia

Pipra raentalis

Stringops habroptilus

Cephalopterus ornatus . . .

Harpactes fasciatus

Gallus furcatus

Cyclura articulata

Heloderma horridura

Boa imperator

Bufo agua

D’accord avec ce qui précède, et connue nous

l’avons fait remarquer

d’ailleurs pour ce qui regarde les végétaux, uous trouvons que:

308. (d’) Les zones de distribution des animaux classées selon la hauteur, sont très souvent arbitraires.

Nous avons très peu à ajouter à ce que nous avons déjà dit dans la partie botanique, où nous avons prouvé que pour établir les limites de la distribution des espèces, il ne suffisait pas de tenir compte de la hauteur, mais qu’il fallait aussi faire cas de la latitude.

On observe chez les animaux, de même que chez les végétaux, que les limites de leur distribution verticale varient d’une manière remarquable, de sorte qu’il serait difficile de trouver un pays où les espèces exclusives d’un niveau déterminé suffiraient pour indiquer avec précision le caractère de la faune.

309. L’examen consciencieux de la liste des espèces animales et de la hauteur où elles séjournent d’ordinaire, démontre clairement qu’un même genre, une même famille, un même ordre et quelquefois une même espèce ont des représentants à diverses altitudes. Ce fait, appuyé par un nombre assez considérable d’exemples suffit pour ébranler et mettre en doute l’hypothèse suivante, à savoir que les différences de pression barométrique influent directement sur la limitation des espèces animales. L’opinion contraire paraît être plus probable.

( e’ ) Limites d’habitation des animaux dans divers pays.

310. En général, ces limites, qui coïncident avec celles de la végétation, se rencontrent à une hauteur un peu plus grande que celle où l’homme habite. Si nous nous en rapportons, comme cela d’ailleurs doit se faire, aux espèces sédentaires d’une certaine altitude, nous dirons que les invertébrés herbivores s’élèvent jusqu’aux limites de la végétation, et c’est ce qui s’observe au Popocatepetl. Sans aller plus loin, nous voyons par l’exemple que nous venons de signaler, qu’un nombre considérable d’animaux s’élèvent davantage plus ils s’approchent de l’Equateur. Il est hors de doute que les Insectes qui se nourrissent de végétaux, n’existeront jamais à 4180m. Les monts Cauigou, Rose et Yentoux, qui, quand bien même ils attendraient cette hauteur, ne produisent aucun végétal à une altitude qui dépasse les 2430, 2270 et 1665m pour chacune de ces montagnes respectivement. La faune du mont Y entoux, on le sait, n’est pas comme celle de la Yallée de Mexico, qui, à une hauteur de 2000m possède plus de 200 espèces de vertébrés. Le Yack, le Musc, le Lophophorus et le Ceriornis de l’Himalaya; le Lama, l’Alpaga et la Yigogne des Andes n’ont aucun rival dans les régions du Nord; le Renne s’élève en Norvège à 3000m, hauteur moindre que celle que le Yack atteint sur l’Himalaya.

311. Les oiseaux, un nombre considérable d’insectes et quelques Mammifères s’élèvent quelquefois t\ une altitude peu commune, qui dépasse les limites de leur habitation ordinaire; ù la rigueur, on ne doit pas faire cas do ces exceptions, quand on veut déterminer la hauteur habitable de chaque montagne. Sans ces cas exceptionnels, on peut affirmer, sans crainte de se tromper, que les limites connues de la végétation d’une contrée marquent la limite maxima où l’on peut rencontrer la plus grande partie de ses animaux. Cette règle générale ne s’oppose pas cependant à ce qu’une espèce qui abonde, par exemple, à une hauteur de 2000m n’ait aussi un grand nombre d’individus à 4000m si à cette altitude la végétation continue encore.

312. Nous citerons quelques exemples qui sont la preuve de ce principe général:

Ischnoglossci nivalis (M). Limite de la végétation sur l’Orizaba.

Canislalrans ,, „ ,, ,, sur le Popocatepetl, Iztaccitiuatl et Ori-

zaba.

Sátiras nelsoni (M). Limite de la végétation sur l’Ajusco.

Rhinolophus hippocrepis. . . ,,

Cyanodtla coronata (A).

Tur dus migratorius ,,

Sicilia mexicana ,,

Sitta pygmaea ,,

Lagopus alpinus ,,

Sceloporus microlepidotus. . (R).

Quelques espèces dépassent la limite de la végétation et s’avancent bien avant dans la région des neiges. Nous en mentionnerons quelques

unes:

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