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Ve | HIAOL AS LA RÉVOLTE
ou la Brie, Ce n'est pas moi, Borain exilé dans Bruxelles, qui vais y contredire...
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J'ai reçu naguère d’un de mes concitoyens protestants, M. G. Delsaut, qui l’a L. connu à Cuesmes en 1880, ces quelques À | notes sur Vincent Van Gogh, que je transà sans rien y changer : ;
ns Leur
«C'était un jeune homme intelligent, parlant À peu — toujours pensif, Il vivait très sobrement : * enselevant le matin déjeunait de deux tartines de | pain sec, buvait une grande tasse de café noir et froid. En dehors des repas, buvait de l’eau. Il . mangeait toujours seul ou s’arrangeait à ne pas | manger en société. En mangeant dessinait sur les
dessiner. Se rendait souvent au bois de Ghlin, au fe cimetière de Mons, et souvent à la campagne.
L « Dessinait surtout beaucoup de paysages,
| château, berger avec son troupeau, vaches dans les pâturages.
«Le tableau le plus frappant et qui est resté | dans la mémoire de ma belle-sœur, chez qui il : logeait, est le dessin représentant la famille en
né
Donoux ou lisait. Tout son temps était employé à
train de faire la récolte des pommes de terre; les 4 uns bêchant, les autres (les femmes) ramassant les pommes de terre, | 4
« Il a laissé des dessins et des nd mais tout cela à aujourd’hui disparu par L dispersion de la 1 famille. | \
« Il paraissait 35 ans à cause de sa tenue un peu . étrange, mais n’en avait que 25 environ. D.
« La pension était payée par son père qui lui ‘4 envoyait l'argent. Il dépensait beaucoup d'argent à acheter des bibles et nouveaux testaments qu’il M distribuait gratuitement en allant faire de la 14 peinture. 3
« Son père dut venir une fois à Cuesmes, pour | ; mettre fin à ses dépenses en livres. 00
« Il partait faire de la peinture un pliant sous le bras et sa boîte sur le dos comme un colporteur. …
« Quand il éprouvait de l'ennui il se frottait les M mains à n’en plus finir.»