‹ La vie tragique de Vincent van GoghChapitre 33 sur 59 · RL Ù · texte numérisé non relu

RL Ù

La crise religieuse est passée. Van Gogh se libère. Il souffrira longtemps encore, il

souffrira jusqu’à son dernier souffle, mais

cette fois, il a trouvé sa voie, Il sera, il ne

peut être qu’un artiste, S'il parle de Dieu

encore dans ses lettres, c'est pour dire qu'il ne veut pas d'un Dieu empaillé comme celui qui est cher aux dominees, aux prédicants, lesquels considèrent bientôt l’ancien évangéliste comme un athée.

Au mois d'octobre 1880, il quitte la maison du mineur de Cuesmes, où il partageait la chambre et le lit d’un des enfants et le voilà fixé à Bruxelles, 72, boulevard du Midi. Il va connaître, comme partout d’ailleurs, dans les années qui vont suivre, la plus noire misère. À ce frère admirable qui, sans cesse, l’aide de ses deniers, pré- . levés sur le modeste traitement que paie la maison Goupil, Vincent rappelle de temps en temps la parole de Bernard de Palissy : «Pauvreté empêche les bons esprits de | parvenir.»

SITE ENSSSARE k ; CAS ch *

# LA 71 $ PIE on

$ et fi

Sur le conseil de ce frère, le dessinateur malhabile va rendre visite à Roelofs, un peintre hollandais fixé à Bruxelles, et celuici l’engage à fréquenter les cours de l'académie où l’enseignement est gratuit.

Il fait aussi la connaissance d’un autre peintre hollandais, Van Rappard, d’une rare douceur de caractère, qui fera plus tard un portrait de lui et se révélera un ami dévoué. |

Vincent vit de pain sec et de marrons qu’il achète au coin des rues. En janvier

Page 1