‹ La vie tragique de Vincent van GoghChapitre 41 sur 59 · EAU · texte numérisé non relu

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. En septembre, il abandonne, sur les instances de Théo, le modèle de Sorrow, qui vient de mettre au monde à l'hôpital de Leyde un sixième enfant. Il lui laisse un peu d'argent et va, seul, désespéré, |s’enfoncer dans les solitudes de la Drenthe, région de tourbières et de landes désertiques, située au nord-est de la Hollande, au voisinage d'Assen, sur la route de Groningue. Jusqu'en décembre 1883, il séjourne dans ce pays d’épouvante, parcourt les « campagnes hallucinées » du Ve- luwe, et les dessins, les toiles que lui inspirent les types et les sites de ces terres pauvres, ignorées du touriste fidèle à la Hollande des riches pâturages, font penser en vérité aux premières poèmes de Verhaeren, ceux de la série noire, des Soirs,

de Flambeaux noirs, des Campagnes hallucinées, des Apparus dans mes chemins, où 1l semble que le poète incorpore au paysage sa propre douleur, les terreurs et les inquié-

… tudes de sa neurasthénie, À la fin, Van

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Gogh, déprimé, sentant les premières atteintes de la folie, s'enfuit et, oubliant tout ce qui le sépare de son père, les terribles démêlés qu'il a eus avec lui, va se réfugier comme un petit enfant au giron de sa mère, dans la maison que le pasteur habite à Nuenen, en Brabant.

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