‹ La vie tragique de Vincent van GoghChapitre 7 sur 59 · CÉSAR · texte numérisé non relu

CÉSAR

ENFANCE ET ADOLESCENCE

Sa sœur Elisabeth, dans son livre de

souvenirs, évoque l'enfance du peintre ;

le beau jardin de la maison du pasteur, Vincent étudiant à Zevenbergen, rentrant à Groot-Zundert, aux vacances. Il était

d’un caractère sauvage, recherchant farou-

chement la solitude, évitant les rues droites du village où les passants étaient espionnés

par les petites vieilles qui, les lunettes sur le nez, regardaient par-dessus les jalousies. Vincent errait dans la campagne, étudiant les plantes et les animaux, collectionnant les insectes dans des boîtes de fer-blanc.

« De ses mille voix, la nature lui parlait et son âme écoutait, » |

Le génie rude et salubre de ce terroir brabançon pénétrait le jeune élève de la pension Provilly, d'aspect plus robuste que ses frères et sœurs.

«Il y aura toujours en nous, devait-il écrire plus tard à Théo, quelque chose de la bruyère et des labours brabançons.» Et quand, à la fin de sa vie, aux jours tragiques

- où il sentira sombrer sa raison, son frère

viendra l’embrasser sur son lit d'hôpital,

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