CÉSAR
ENFANCE ET ADOLESCENCE
Sa sœur Elisabeth, dans son livre de
souvenirs, évoque l'enfance du peintre ;
le beau jardin de la maison du pasteur, Vincent étudiant à Zevenbergen, rentrant à Groot-Zundert, aux vacances. Il était
d’un caractère sauvage, recherchant farou-
chement la solitude, évitant les rues droites du village où les passants étaient espionnés
par les petites vieilles qui, les lunettes sur le nez, regardaient par-dessus les jalousies. Vincent errait dans la campagne, étudiant les plantes et les animaux, collectionnant les insectes dans des boîtes de fer-blanc.
« De ses mille voix, la nature lui parlait et son âme écoutait, » |
Le génie rude et salubre de ce terroir brabançon pénétrait le jeune élève de la pension Provilly, d'aspect plus robuste que ses frères et sœurs.
«Il y aura toujours en nous, devait-il écrire plus tard à Théo, quelque chose de la bruyère et des labours brabançons.» Et quand, à la fin de sa vie, aux jours tragiques
- où il sentira sombrer sa raison, son frère
viendra l’embrasser sur son lit d'hôpital,