PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE
même en 977 ^, le nom de la partie haute, de la Satis, se rencontre toujours, malgré la modification réelle certainement accomplie à ce moment, c'est donc que le temps de cette transformation ne serait pas très antérieur à ces dates ; par cela même, elle ne le serait pas non plus beaucoup aux premières mentions de l'agglomération. Quant à la forme de la réunion, en principe, elle semble bien être, non pas géologique, mais artificielle : techniquement, le creusement d'mi canal de deux heures de longueur environ, dans un terrain, non seulement inconsistant, c'est-à-dire facile, mais coupé de fausses rivières et de marécages, aurait été relativement aisé. Mais, le but et le mode d'exécution de l'œuvre demeurent d'une nature assez hypothétique. Il est d'abord possible que les archevêques de Cambrai, en vue de donner des moulins à une série de leurs possessions situées entre Arras et Douai, au cours du ix^ siècle, aient fait établir un canal réunissant les rivières de ces deux villes ^. Plus spécialement, le pouvoir public flamand a pu aider l'autorité ecclésiastique ou faire lui-même accomplir le travail après la fin des invasions normandes en 892 ^, dans l'intérêt de Douai. A ce moment, ayant reconnu la situation mihtaire favorable de la villa, il résolut d'élever à cet endroit une place forte. Mais il était indispensable de fournir à cette dernière luie défense nécessaire par l'eau, jusque-là au moins insuffisante, d'autant mieux qu'elle seule pouvait permettre aussi d'édifier des établissements d'ahmentation tels que des mouhns ou des bras-