‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 11 sur 997 · Voy. à ce sujet plus loin · texte numérisé non relu

Voy. à ce sujet plus loin

2. Sur ce point assez curieux, aucun doute ne parait être possible. Voy. un intéressant mémoiie t^c Ladrière, L'ancien lit de la Scarpe, 109, 217-218 ("A partir de V'itry, le lit de la Scarpe est artificiel »), puis le « Résumé " et la « Conchision » (237-238) ; cf. Gosselet, Géographie physique du Nord de la France, VII, Ostrevant, 118-134; on i)articulier 121 ss. et un croquis, 114. Joindi-e Blanchard, La Flandre, 88-89 et Demangeon, La Picardie, 8.

3. Ce nom se rencontre deuM ti>is. D'abord, dans ini diplôme du 22 mai 916 ou 920 de Charles le Simple, concédant eu [jarticulier à Etiemie, évéque^ de Cambrai, « villam que feriur Lambris, ultia citraque fluminis ripanî, quod dicitur > ou « Satis • (Guesnon, Le Cartul. d'Arras ; Appendice, n° 1, 89-91) ou aussi ■< Scarpus " (Leçons des éditions citées dans Wauters, Table, 1, 3.'îO. et entre autres, H. F., IX, 528) : ce doublet, à lui seul, montre bien

kilomètres en amont, nous l'avons dit, tournait brusquement au sud et se jetait dans la Sensée. x\ Douai, ne piassait au contraire qu'un simple ruisseau, entièrement indépendant de l'autre rivière et qui, en aval de l'agglomération, réuni à deux autres, formait alors la véritable Scarpe ou rivière de Marchiennes ^. Comme la « villa Duaci » ne se trouvait pas sur un cours d'eau navigable, qu'elle était donc privée de toute communication facile, plus ou moins isolée au milieu de marécages, elle n'était susceptible d'aucun développement. On aurait peut-être ainsi une explication de la très longue et profonde obscurité dans laquelle elle resta à peu près jusque vers la fin de l'époque carolingienne.

Ainsi, il peut paraître légitime d'admettre que l'origine de la ville est de beaucoup antérieure au début du ix^ siècle ; mais, avant ce moment, il n'est pas moins nécessaire de ne lui accorder qu'mie importance des plus relative. Pendant toute la période gauloise, romaine et même franque, l'emplacement de ce futur « nobile oppidum ^ » que sera Douai, ne peut avoir été, tout au plus, que le siège d'une simple exploitation rurale.

2° Le Castrum.

Mais il vint un moment où la Scarpe supérieure d'Arras modifia sa direction, prit celle que l'on connaît et ainsi, avec l'autre cours d'eau dit de « Marchiemies », les deux rivières n'en formèrent plus qu'une, qui fut celle du Douai actuel. Tout d'abord, l'époque de ce changement ne peut être prouvée documentairement, mais puisqu'en plein x^ siècle, en 920 et

qu'il s'agissait d'un même cours d'eau. Postérieurement, la Salis est encore nommée en 977 dans un diplôme de Lothaire relatif au cou\ent de Marœuil (Gallia Christ., III, Instr., col. 87 ; voy. Guesnon, 91, u. 1).

1. Le ruisseau de Gœulzin, ou « petite Sensée », qui passait à Douai, et auquel se réunissaient en aval de la ville TEscrebieux et leBoulenrieu (Gosselet, 124, et le croquis, 114). Le nom de « Scarbus » apparaît pour la prev mière fois en 877 dans un diplôme de Charles le Chauve en faveur de Marchiennes (H. F., VIII, (J6(j ; cf. ^^'auters, Table, I, 293 ; d'après Guesnon, C'artul., 92, n.).

2. Willolmus Neuburgensis, Historia Anglicana, S. S., XXVII, 248.

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