‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 120 sur 997 · Voy · texte numérisé non relu

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ment dévolue, comme liée naturellement, on vient de le voir, à son rôle judiciaire ^, et sous le point de vue militaire, son action se montre assez variée, « policière » encore à l'égard de l'organisation de la défense de la ville contre les forains ^, très caractéristique dans la co-direction des expéditions de Tarmée communale ^. Au contraire enfin, en matière financière, au xiii'^ siècle surtout, son rôle n'est pas plus important que celui de l'autorité centrale : il se borne sans doute à la perception de l'impôt public ; pendant la période suivante, il apparaît plus fréquemment, s 'occupant, sinon des émissions de rentes *, du moins, avec des délégués extérieurs spéciaux, de l'examen des comptes *. Son accroissement de droits suivra naturellement celui de son seigneur.

8ous ces différentes formes, il exerce une véritable action personnelle et directe. Mais, dans d'autres cas. son rôle peut avoir beaucoup moins de force et de précision et, en fait, de régularité. C'est ce que l'on constate d'abord vis-à-vis de la puissance souveraine encore, dans la vie domaniale ou spécialement économique de la ville. Si. pour le domaine, l'autorité centrale vend quelque propriété immobilière à l'association, l'intervention du bailli se manifeste, mais comme celle d'un pur intermédiaire*. De même, lorsque la cité entre en rapports avec un organe quelconque, de telle sorte que le pouvoir central soit aussi mis en cause, son agent peut encore appa-

1. Voy. § 20^" : ce rôle de police apparaît parfaitement dans la querelle de Douai et Lille en 1284, quand « le bailli, par le commandement que il eut de Mgr, desfendi par toutes les rues de Doviay,... que nuls ne se meust envers ciaus de Lille ■■> (Duthillœul, 27).

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