Cf. Pirenne, Histoire, II
des fonctions de simple intermédiaire et transmetteur plutôt qu'il n'ait eu vm pouvoir vraiment personnel et actif, le fait général de l'apparition des rapports entre l'agent en question et la ville n'est nullement sans intérêt puisqu'il constitue essentiellement un principe nouveau vis-à-vis du simple lien primitif de Douai avec un bailli ; son maintien après 1369 est également curieux à observer.
Peut-être est-ce au moment de la séparation relative entre la ville et la circonscription précédente, et avant l'entrée de la première dans un autre district plus septentrional que, par transition, en 1313 ^, puis de 1321 à 1324 2. on constate que Douai se trouve lié à un c)ief militaire de la région du Nord. C'est toujours personnellement le u mestrez des arbalestriers du roy ». qui, à la première date, étant en outre, on s'en souvient, « gardien » de la ville, prend le titre de « capitaine )i, et au second moment, celui de (( gouverneur des frontières de Flandre >. Il apparaît quelquefois dans des affaires locales se rapportant à des conflits de juridiction entre la ville et le bailli, le bailli d'Amiens ou Saint- Amé ^, ou même relatives à des levées d'impôts, ou dans des questions extérieures intéressant la police de la frontière troublée par des bannis : il semble donc avoir un rôle d'intermédiaire *. On n'en entend plus parler ensuite. Une certaine analogie se manifeste évidemment entre ce rattachement de Douai à un chef militaire territorial et sa dépendance vis-à-vis d'un gouverneur local de même espèce, d'autant mieux qu'en fait, les deux agents purent être le même individu.
1. Voy. les deux actes du 26 jan\ ier (P.J. 054) et du 23 avril cités cidessus 131, n. 1,
2. P.J. 994-995. 1000. 1002-1004; et Finavres, P.J. 75; joindre Roisin, TÂlle, 350.
3. Dans ces deux derniers cas, il est précisément assez curieux que, d'une part (P.J. 954), le roi le charge d'enquêter au sujet d'actes commis par lo bailli d'Amiens et que, d'autre part (lettres du 23 avril citées 131, n. 1), les affaires de Saint -Amé reviennent en principe à ce même agent, auq\iel d'ailleurs Philippe le Bel écrira le 27 déc. [Nord : Saint-Amé, carton 7). Il y avait là une sorte d'enchevêtrement.
4. Charles IV le Bel, au moment de son avènement, le charge de prêter s?rment à la ville et de recevoir celui de la comuivine (Boisin, 350),