‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 126 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE

dépendances spéciales comme la cause originelle ^ de leur maintien isolé, même après la disparition du rattachement d'ensemble de Douai à cette même division. En effet, en 1324 on constate sa suppression de principe-. Les rapports de la ville avec le bailli d'Amiens cessent donc forcément en général, sauf régulièrement, à Tégard des deux genres d'affaires précédents et, extraordinairement, pour quelques questions assez obscures relatives à des empiétements ^. Enfin, on sait qu'en 1369, au moment du « retour » de la Flandre wallonne, le roi continue à lier la ville à ce bailliage pour « les cas de ressort et de souveraineté ^, » évidemment les cas royaux, et aussi les appels : or, la garde de Saint-Amé, d'une église, rentrait naturellement dans les premiers ^ et le maintien des seconds était une affaire politique ^ ; dans l'ensemble, la persistance de ces deux rattachements était sans doute connexe au maintien de la souveraineté royale sur les territoires « retournés » : en réalité, elle avait assez d'importance pour qu'en plein régime bourguignon, la ville entretint jusqu'à trois « procureurs » ou « advocat conseiUiers pencionnaires en le court du roy ». à Amiens et à Beauquesne '. Elle était donc entrée dans le bailliage et elle y resta, à certains égards, pour des raisons uniquement « diplomatiques », dirait-on. Si les relations des deux organismes, -sans être exactement connues, doivent tirer surtout leur valeur du fait du Parlement, bien qu'à cet égard, comme, à un degré moindre, au sujet des rapports de la ville avec la collégiale, le bailh d'Amiens ait joui

1. En 1369, après la séparation de Douai d'avec la France, ce double rattachement persistera encore, on va le voû-, niais pour une raison alors uniquement politique.

2. P.J. 1013; en 1357, Douai se trouve, dit le roi, < extra prepositure BeUequercus terminos » (Publ. Brassart, Miscelîanées Douaisiens ; S. F. W., 2^ série, t. VI (1886), 132.)

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