Voy. le serment du gouverneur, P.J
2. Sur les souverains baillis de Lille, \-oy. Delisle, Chroyiol. dci hnilUs..., 92-95.
3. P.J. 1029. Nous parlons d'une apparition documentaire, parce que l'on conjecturerait \olontiers que sa création datait de la conquête française sous Philippe le Bel. Dès 1310, on l'a vu, B. de LongM^es, « gouverneur » de Douai, s'intitule aussi « gouvi-eneres et garde... des baillies de Lille, de Douay et de Bethune >> (voy. ci-dessus 131, n. 0). De 1315 à 1320, on mentionne la « baillivia Insuie cum castellaniis Orchiarum, Duaci... et Tornesii » (Langlois, Invent. cVancietis comptes... par R. Mignon, 40). A partir de 1317, existent des baillis de Lille et de Tournai (voy. d'Herbomez, Notes... pour servir à Vhistoire des rois fils de Ph. le Bel, 511-515, joindre 703-704), et, en effet, en déc. 1319, la ville a en Parlement un procès avec le « prepositus ressorti Insulensis », qui paraît bien être un ofïicier du souverain bailli (voy. ci-dessous 139) ; en 1321, on ne sait même pas si ce dernier ne joue pas un certain rôle à Douai dans un débat du lieutenant du bailli local avec le prévôt de Beauquesne : '■ ballivo Insulensi dictum locum suum tenentem et alios ejus comjDlices in bac parte, ut dicitur, advoante " (Boutaric, Actes du Parlement, II, n^ 6579). Cependant, le souverain bailli n'intervient réellement qu'après les mises à l'écart plus ou mojns complètes du bailli d'Amiens et du gouverneur des frontières,
tionnel, en 1327, l'auraient fait désigner par Philippe de Valois pour recevoir, « pour lui et en son nom », le serment des échevins et qui surtout, en 1366. lors de la confiscation de la commune, l'auraient amené à être chargé du gouvernement de la ville i. En dehors de ces circonstances exceptionnelles, son rôle régulier devait concerner d'abord la justice, soit ordinaire, lors de cas judiciaires arrivés dans sa circonscription et auxquels la ville se trouvait mêlée indirectement ^*, soit extraordinaire, à l'occasion de lettres de grâces de bannissements accordées par le pouvoir pubhc, qui se réservait personnellement cette prérogative : comme officier direct du prince, il intervenait pour assurer l'exécution de ses ordres et, en particulier, il avait le droit d' « interiner « ses lettres *. Son action se manifestait aussi à propos de l'armée, pour laquelle il s'occupait de la levée des troupes comme de l'entretien des fortifications ^, et au sujet des finances, où il veillait à la perception des ressources extraordinaires et à la vérification annuelle des comptes ^. Mais, le plus souvent en somme, on le voit agir en tant que simple intermédiaire entre la commune et, soit des officiers royaux tels que son propre « prévôt )) à Lille ' ou le bailli douaisien *, soit des seigneurs ' locaux ou régionaux ^, pour des affaires quelconques, celles-ci amenant parfois spécialement la comparution de la ville à