‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 14 sur 997 · Diimmler, Band III, vol. 2, 352, et Favre · texte numérisé non relu

Diimmler, Band III, vol. 2, 352, et Favre

séries, l^our arriver à ce double résultat, aucun moj^en ne parut plus simple que de dériver sur Douai la Satis, et d'aller lui faire rejoindre la Scarpe existante. En tout cas, que l'œuvre en question, qui avait été accomplie récemment, l'ait été dans un intérêt régional ou local, que Douai l'ait utilisée d'une façon plus ou moins indirecte, il en profita sans aucun doute singulièrement et on peut bien croire qu'il lui dut son existence immédiate. C'est que la transformation de la villa en forteresse ou la création absolue de cette dernière, venant de la volonté de l'autorité centrale de protéger le plat pays contre de nouvelles invasions, n'est en général à cette époque qu'un exemple entre un certain nombre d'autres analogues et ne peut donc être considérée que comme des plus naturelle et très explicable ^.

Si maintenant l'on essaye de préciser les détails de ce fait, les avantages militaires de Douai semblaient venir d'une sorte de (( motte )\ de butte, qui non seulement surpassait légèrement le terrain environnant, mais se trouvait dans un îlot situé entre la 8carpe et deux de ses dérivations ^i cette position stratégique avait donc une double valeur. Il ne peut être douteux que cet emplacement n'ait été le point de départ réel de Douai, devenu dans la suite un véritable centre d'habitation : c'est évidemment à lui aussi que font allusion les documents du xi^ siècle lorsqu'ils parlent proprement du « castrum ^ »

1. Voy. Pii-enne, Hist. de Belgique, I, 121-124, et surtout, du même, Les villes flamandes avant le XI 11'^ s., en particulier 14-21 : nous y renvoyons une fois pour toutes.

2. « Le bras principal de la Scarpe, avant la canalisation du xvii« s., était celui qui passe derrière les maisons du rang est des rues d'Arras et de Saint-Samson, et le long de celles du rang sud des rues de la Cloche et de la Massue; de sorte que l'îlot Saint-Amé [celui, du castrum] était autrefois situé sur la rive droite de la gi-ande rivière, tandis qu'il se trouve maintenant sur la rive gauche de la Scarjie canalisée. » (Brassart, Château, II, 657, n. 1.) Le plan reproduit à la fin de ce travail est postérieur au changement.

3. « Actinn jniblico apud castrum Duacum, in monasterio S. Amati » (1038; ïîrassarl, Chûlrau. Preuves, n" 3, j). (i) ; >' ecclesia infia castrum Duaci... constructa » (107G ; Duvivier, Actes, 188 ; Prou, Actes de Philippe I'^', n" 81, p. 210) ; « in Castro juxta ecclesiam S. Amati, unum mansum » (1081 ; lîrassart. Preuves, n» 17, 1«) ; « altare S. Albani, in extremo prenominati castri, quasi suburbio, situm « (1097 ; id., n" 23).

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