‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 158 sur 997 · Voy, Finances · texte numérisé non relu

Voy, Finances

urbains que les premières exigèrent et qui amenèrent de nou veau l'intervention de divers dignitaires ecclésiastiques et, dans le cas des assises, allèrent en 1230 jusqu'à entraîner Fexconnnunication de la cité ^ ; en dehors de ces événements, les seules relations épiscopales et municipales furent relatives à des difficultés courantes, concernant surtout la justice criminelle, que la comnunie pouvait avoir avec le clergé local surtout inférieur et pour lesquelles ce dernier en appelait à ses supérieurs ^. Dans ces cas divers d'ailleurs, ce furent en général les officialités qui intervinrent ^. En fait, par suite principalement des exemptions de juridiction urbaine revendiquées par les clercs, le nombre de ces différends, beaucoup plus encore que leur gravité, fut assez grand pour qu'au xiv^ siècle la ville entretint « un procureur pensionnaire » « en le court espirituelle >. de Reims, puis d'Arras "*.

Les prêtres mêmes sont peu souvent nommés et semblent, en outre, ne l'être jamais en tant que corps, que réunion de membres d'une des églises séculières douaisiennes ; s'ils apparaissent, c'est au plus à titre isolé. On sait en particulier que le doyen de chrétienté, titre honorifique, porté évidennnent par le plus ancien curé de la ville ^, quel que soit même peutêtre le clergé auquel il appartenait, jouissait d'un certain pouvoir de nature morale devant venir uniquement de sa priorité de nomination et, croirait-on, d'application avant tout juridique : aussi, en matière proprement judiciaire, réclama-t-il aux échevins un clerc qu'ils voulaient condam-

Page 1