‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 157 sur 997 · PREMIÈRE PARTIE. — ■ HISTOIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — ■ HISTOIRE EXTERNE

besogne sont réglées d'après celles des offices religieux et où, pour les jours de repos, on défend de «( faire œvre en feste commandée à Avarder par Sainte Eglise ^ ». Au besoin, pour des cas douteux quelconques, la ville paraît faire appel à ses « conseils )>. aussi bien qu'elle peut invoquer ceux du pouvoir civil "-. Dans l'ensemble, par conséquent, une profonde influence religieuse agit sans doute sur le gouvernement urbain, comme celui-ci manifeste un véritable respect pour l'Eglise.

Mais cette dernière n'était pas qu'un élément spirituel, et ses représentants n'avaient pas qu'une autorité de cet ordre : à l'exemple des puissances publique, féodale et aussi urbaine ils constituaient un pouvoir terrestre qui, à titre réel, tenait sa place dans l'agglomération, si bien que la commune se trouvait être aussi en rapports avec ce même milieu sous ce point de vue, qu'il s'agisse du clergé séculier ou régulier.

lo Le Clergé séculier.

Dans cette partie de l'Eglise, on doit distinguer le clergé séculier ordinaire et les collégiales de chanoines, dune nature un peu mixte. Le premier organisme comprenait, selon la hiérarchie des ordres ecclésiastiques, les prêtres et les clercs.

De ceux-là, les prêtres proprement dits seuls nous apparaissent. Jamais n'exista d'évêque à Douai, qui dépendit de l'archevêché de Reims et des évêchés de Cambrai, puis d'x\rras. Les rapports de la ville avec l'épiscopat se bornent à quelques cas extraordinaires : au xn^ siècle, en 115.3 ^, un différend de nature inconnue, que l'évêque de la dernière des trois cités précédentes et la commune eurent ensemble, puis, au cours du xiii^ siècle, des démêlés d'ordre fiscal ■* entre les deux collégiales et la ville au sujet de l'exemption des impôts

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