DEUXIEME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
à leur acquisition : dans l'espèce, ce fut sans doute une rente payée au comte. Si elle dut disparaître assez vite, quelques restes semblent bien en subsister encore à l'époque historique sous le nom de u gabalum » ou de « gaule » ; ils sont justement acquittés alors au successeur du notaire, à l'officier mi-public mi-féodal, dit le gavenier i. En outre, il est possible que les habitants, par suite de l'importance spéciale qu'offrait pour eux la construction des (( Vies murs ». s'en soient occupé, quoique conjointement avec le pouvoir central, d'une façon relativement indépendante 2. Or, aussi bien pour la cession des terres que pour l'élévation de l'enceinte, des accords généraux n'ont pas pu ne pas se conclure entre le pouvoir donateur et l'élément bénéficiaire, conventions qui à la rigueur exigèrent de la part de ce dernier un commencement d'association et qui témoignent d'un embryon d'autonomie en sa faveur. Désormais, les habitants purent ainsi vivre et se protéger.
De cette existence réelle, c'est-à-dire économique, on a quelques indices ou renseignements un peu plus précis. En général, la formation de la ville et même de Duaculum le long des voies de circulation, mieux encore autour de places d'échange et sur une voie navigable, témoigne surabondamment d'une certaine vie de transit à laquelle se rattachaient d'une façon évidente, des marchés réguliers. En outre, il est très probable, on l'a noté, que dans Douayeul et vers le Castel bourgeois, quelques industries d'alimentation, moulins ou brasseries, s'étaient