Cf. pour Vienne, Schuster, Die Entwicklung
4. Cf. Rietschel, Markt u. Stadt, 142 ; Des Marez, La propriété foncière, 120. G. Cf. ci-dessus, n. 1.
honinics » de la ville voisine cUOrchies « de la liberté et de la loi de Douai ^ » ; puisque cette dernière ville a une filiale, il faut donc, de toute nécessité, que. dans la métropole, l'autonomie ait atteint un développement accusé et le gouvernement une organisation suffisante.
La vie économique de la cité ne nous est connue qu"à l'aide d'un simple renseignement, mais assez caractéristique. Le document de 1172 2, nous l'avons dit, concerne la cession à l'abbaye d'Anchin, pour une cause inconnue, par deux bourgeois sans doute, de leur part de propriété du tonlieu de Douai. Bien probablement, eux-mêmes avaient acheté ce droit au châtelain, qui en était le détenant principal et qui dut commencer sous cette forme les aliénations de son domaine. Aussi, cette taxe, qui représentait par excellence « l'exactio publica ». se mit à évoluer, très certainement au détriment de son détenant féodal, qui n'en jouissait plus en somme qu'à titre privé, c'est-à-dire sans motif suffisant, et, au profit sinon proprement de la communauté, du moins de l'association, en raison de ses richesses dont la possession privée de ce droit par l'un des membres est la preuve la plus évidente. L'intérêt de ce petit fait se trouve précisément encore accusé doublement, du point de vue personnel, par le témoignage qu'il nous apporte de la croissance économique de la bourgeoisie et même de la priorité documentaire de l'initiative privée sur l'action officielle, d'autant mieux que, du côté réel alors, l'élévation du prix de vente autorise à conclure à celle du prix d'achat et, par suite, à la prospérité particulière de l'association. Celle-ci paraît se manifester également pendant toute la seconde moitié du siècle par des fondations hospitahères ^, qui ne nous sont connues en général qu'indirectement,
1. i'ubl. O. J!. F., IJ, 421 et joindn- Wauters, Table, II. 070; vny. plus loin, § 25.