Finances, P..J
:}. Bulles du 17 fé\Tier 1163, d'Alexandre ITT, prenant sou? sa protection les « infii-mi fratres de Doagio < (l'hôpital des Chartriers ; Brassart, Notes fiiator., 10; publ. P.J. 4 et Tailliar, Recueil, n" 264) ; du 26 juin 1187. de Clément III (Brassart, P.J. 9); du 21 décembre 1191, de Célestin III (Bras-
mais dont l'une cependant, en 1175 ^, émane de nouveau de la riche famille des Du Markiet. Or, relativement, ces caractères d'ordre privé ne sont encore, dans l'ensemble, que l'application d'un principe régional contemporain ^.
Telle était la situation à la fin du xii^ siècle. Le premier tiers de la période suivante n'est pas seulement l'époque d'un développement matériel de la cité ^, unique, semble-t-il, dans son histoire et singulièrement remarquable même pour toute la contrée, mais dans la vie d'ordre personnel du centre urbain, un peu par opposition à l'état précédent, il est également le moment de l'apparition expresse et définitive du gouvernement dans toutes les parties de l'organisme communal. Si Ton n'a pas encore des actes bien nombreux d'origine proprement urbaine, il en existe cependant, et les preuves indirectes de l'activité de l'organisation municipale deviennent alors plus que suffisantes. La possession par la ville d'une constitution que, personnellement, régissent les échevins, est démontrée d'une façon aussi excellente que possible, grâce aux concessions de Philippe d'Alsace à Orchies comme à Douai. Les membres du Magistrat qui, depuis l'extrême fin du xii^ siècle, nous apparaissent en listes presque annuelles *, ont certainement aussi, dès cette époque, tous les pouvoirs et toutes les prérogatives que nous leur connaîtrons plus tard, fonctions propres ou rôles intermédiaires. Si leur activité législative seule n'est pas signalée encore par des preuves documentaires, il est impossible qu'en réalité elle ne se manifeste pas. En effet, si, du côté judiciaire non plus, on ne rencontre aucune trace écrite directe de leur autorité à ce sujet,
sart, P. J. 10 ; et Tailliar, n» 265), en faveur des lépreux : or, si on raisonne par analogie (voy. povu- l'éi^oque historique plus loin le § 23), ces organisines ne peuvent venii- que de fondations privées.
2. Sur le rôle de l'initiative privée dans le développement des villes au XI'' s., Pirenne, Les villes flamandes, 28.
3. Voy. jjour la fondation de deux paroisses en 1226 et, on peut l'ajouter, en 1228, plus haut 44.
4. P.J. 4-6, 8-9, 14 ; Finances, P.J. 5 ; Brassart, Preuves, no» 80, 97, 102. Voy. plus loin le § 8, 1°^.