‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 199 sur 997 · Voy. t. II · texte numérisé non relu

Voy. t. II

212 LA VIE UKRAINE DE DOUAt

saufs-conduits des rois d'Angleterre à des Douaisiens pour venir dans leurs états, de l'établissement à un degré certainement important de relations d'affaires anglo-douaisiennes. Les marchands de la Scarpe devaient aller chercher des laines surtout au delà du détroit. Ils les transformaient chez eux en étoffes et. on le sait, il est intéressant de constater que la première rue nommée en 1198 est justement le vicus Fullomim ^. De là aussi, presque forcément, une exportation des objets ouvrés plus ou moins lointaine. En somme, la draperie amenait déjà Douai à sortir de léconomie urbaine à peine naissante elle-même cependant. Du côté social ou moral de cette économie, c'est dès 1220 que des bourgeois travaillant la laine se déclarent les égaux des chapelains de Saint-Amé dans la vie des affaires ^. Peut-être enfin d'autres commerces, ceux du blé, du vin ^, avaient-ils déjà également une certaine importance extérieure.

Si maintenant on se place d'un point de vue surtout collectif, les éléments personnels de l'agglomération, les « burgenses » sont nommés pour la première fois en 1200 *. Ils ont en 1205 une halle ^. leur centre administratif à tous égards, et dès 1201, un sceau ^, la marque de leur pouvoir d'authentiquer. Ils possédaient déjà une armée et depuis longtemps, on le sait, un domaine. Cet ensemble enfin constitue la « commmiis Duaci >;, qui s'est montrée depuis 1195' et présente bien le caractère d'une personne morale.

Toute cette mise en organisation, tout ce développement

3. On peut le déduire de la P.J. 47 et peut-être même des étapes i-elatives à ces branches économiques. (Voy. t. II, § 27 f^.).

4. Les i' scabini et universi burgenses de Duaco > contii'inent le traité de Péronne (Finances, P.J. 4).

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