‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 215 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HTSTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HTSTOIRE JURIDIQUE

On voit seulement le patriciat, revenu au pouvoir, d'abord en 1304^, condamner quelques membres des métiers, dont deux bouchers, pour avoir, semble-t-il, fomenté, une émeute contre le Magistrat, puis, en 1305 2, infliger des peines diverses à trois des anciens échevins de la petite bourgeoisie, dont un tisserand, pour malversations financières ^ : que ces condamnés, qui appartiennent successivement ainsi aux deux éléments du commun, soient des membres en vue et actifs de ce dernier, il est permis de le croire, mais tout renseignement détaillé nous fait défaut à leur sujet, et il est vraiment impossible de tirer de ces faits à la fois uniques, secondaires et séparés, quelque conclusion générale sur ces individus et encore moins sur leur parti. En mi mot, la vie intérieure de ces organismes, plus encore que leur rôle apparent, nous demeure inconnue.

De toutes façons, c'est dès le début de 1296 que commencent réellement les faits essentiels. Cette année a même une valeur capitale, car, pendant qu'elle se déroule, les partis, tant du dehors que du dedans, vont prendre position les uns contre les autres sous tous les points de vue, et le reste des événements ne sera que la mise à exécution des principes posés à ce moment. Or, le 30 octobre 1295, était entré en charge, selon les conditions habituelles, pour treize mois, un échevinage composé de patriciens ou, comme partout, de léliaerts ^. En janvier de l'année suivante, des difficultés apparaissent au sujet de la perception de l'impôt du cinquantième, qui était levé à la fois, on le sait, par le vassal et par le suzerain pubUcs * : sans doute est-ce à cette occasion que Guy de Dam-

commun, pourrait donner évidemment quelques indications de principe à ce sujet, sur des transfuges possibles d'un camp dans l'autre : mais, encore une fois, on n'aurait ainsi que des renseignements assez hypothétiques et très minimes. '

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