r.J. 1346, passiin, surtout
LA VIE URBAINS DE DOUAI, l 18
fait ils ne semblaient pas excessivement graves et d'autant mieux qu'il était devenu plus facile d'y remédier. Non seulement en soi le pouvoir réel des chefs de la communauté, s'il avait conservé mie composition personnelle, patricienne et oligarchique, n'était plus complet, l'élément fiscal en a3'ant été peu à peu détaché, mais à tous égards l'absolutisme en avait disparu. Dans de doubles conditions, il se trouvait soumis au contrôle extraordinaire, plutôt financier, de la communauté locale et à la surveillance constante générale de l'autorité centrale ^. Les « excès ;> en étaient, sinon supprimés, du moins empêchés dans la mesure du possible et, le cas échéant, punis. Cette sorte de collaboration entre les éléments intéressés à la bonne marche des affaires urbaines paraît certainement leur avoir été profitable : en particulier, par contraste avec les époques précédentes, dans les finances Téquilibre fut certainement rétabli et maintenu et les haines de classes, de quelque nature que ce soit, semblent avoir disparu ou, au moins, s'être atténuées grandement : l'ordre, en un mot, fut sans doute général et durable.
Il est vrai que la cause principale, proprement économique, de ces discordes sociales au xiii® siècle, a^ant dû à l'époque suivante, par analogie avec les changements des années révolutionnaires, continuer à subir un amoindrissement d'importance considérable, les luttes persomielles qui en résultaient perdirent naturellement aussi leur principale raison d'être. Malheureusement, l'état exact de l'industrie et du commerce est encore un des points mal connus de l'histoire urbame au xrv^ siècle. On ne peut même pas préciser la situation de la draperie ^. Celle-ci semble, en tout cas, sui'tout pour l'exportation, avoir été en partie remplacée par le blé ^. Mais la valeur réelle de ce nouveau commerce ne nous apparaît pas davantage. Cependant, laissant de côté la forme pour ne considérer que le fond, on conjecture qu'il ne s'agissait plus