‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 253 sur 997 · Voy. t. II · texte numérisé non relu

Voy. t. II

d'une industrie tenant foncièrement à la ville, mais d'un simple transit, d'un caractère beaucoup plus passager et superficiel et axant en conséquence une influence sociale intérieure infiniment moindre ^. Le mouvement de l'argent, nous Favons noté, aurait également perdu de son importance. Enfin, il est à peu près impossible de savoir si, par similitude avec l'époque précédente, existait encore un milieu spécial d'individus presque uniquement adonnés aux affaires ; il ne l'est pas moins de connaître, à côté des employeurs, la situation réelle des employés, la persistance ou la disparition de leur séparation en deux catégories, les rapports de tous avec le patriciat et les questions connexes qui s'élucident assez nettement au xm^ siècle. Dans l'ensemble, on ne peut que croire à une diminution de force et d'expansion.

En réalité, l'affaire essentielle, la question fondamentale de ce temps pour la communauté, paraît être encore et toujours la fiscalité. Si à l'égard des autres éléments de son organisation, l'activité urbaine est plus ou moins en décroissance, eUe n'a fait que se développer dans le domaine financier, en un certain sens du moins. Ce fait se montre surtout à partir de l'époque bourguignonne. Changements constitutionnels, production législative, agissements échevinaux, contrôle communal, surveillance publique, ces diverses manifestations ne paraissent bien avoir qu'une cause et qu'un but, ce sont les finances. Toute la vie intérieure urbaine semble se concentrer autour de la perception des recettes, de la fixation des dépenses et de l'équilibre à établir entre les mies et les autres. De même, l'existence extérieure de l'association consiste avant tout dans ses rapports fiscaux avec l'autorité centrale. Les ressources consenties, sinon imposées, à la première par la seconde, n'ont en effet qu'une seule utilité véritable, c'est de pourvoir aux dépenses propres, de nature uniquement militaire, du pouvoir central. De là, une domination et une soumission, avantageuses absolument, on ne peut trop le

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