‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 255 sur 997 · DEUXIEME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

et d'intensité : à cet égard encore, la ville a donc perdu de son action personnelle. D'une façon générale, la poussée des siècles précédents s'est arrêtée : la fin de l'extension topographique de l'agglomération est l'image matérielle du stationnement de la commune dans les autres parties de son organisme. Sans doute tout n'est pas mort chez elle, mais elle vit à la fois surtout sur ce qui lui reste de force acquise et avec l'aide d'autrui. L'étranger se fait, au reste, amplement payer. Douai se comparerait volontiers à une ville de rentiers, employant maintenant avant tout leur activité à accumuler des économies pour le seul intérêt du pouvoir extérieur. Ainsi, la disparition de son unité interne a été si fatale à la cité douaisienne que. sans qu'on en ait peut-être des preuves absolument visibles et décisives, il est permis de croire qu'au xiv^ siècle, elle est. relativement au moins, déjà entrée en décadence.

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