DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
avantageux à l'ensemble de l'union , qui est. dit-on. « le bien commun et chose publique ^ », de façon que l'on puisse a toute paix, unité et amour nourir en la ville ^ )i.
Finalement, puisque cette dernière constitue une unité et un tout vivant en vue d'une intention déterminée de bien ou. le cas échéant, de mal, à l'imitation d'un individu isolé, elle lui est également, à tous égards, assimilable : elle témoigne en des circonstances quelconques, intérieures ou extérieures, et spécialement dans ce second cas, elle jure ^ et s'oblige sur ses biens *, elle choisit ou envoie au dehors des « procureurs ^ ->, des délégués ^ ; elle certifie diplomatiquement ses actes par l'usage et l'apposition d'un sceau ', même elle est l'objet d'accusations et de pardons ^ : ainsi, on l'a déjà constaté, elle constitue une véritable personne de droit pubhc ^.
3° La Ville et le fief.
L'un des caractères précédents, relatif au sceau, et d'autres d'ordres divers ont fait assimiler parfois la ville à un fief ^°, dont les rapports avec le pouvoir public seraient naturellement ceux d'un vassal et d'un suzerain i^. En principe, ce sont sans doute de part et d'autre des relations d'inférieur
1. P.J. 1274, exposé ; \-oy. également l'expression « du bien publique « (P.J. 1473, titre, et 1523, titre).