‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 337 sur 997 · Appelés également i prudliommes · texte numérisé non relu

Appelés également i prudliommes

soit, on le sait, utiliser le rôle législatif des prudhommes *, soit recourir à leur « dit », ou « enquérir » par leur témoignage 2, soit enfin dans trois branches de cet ordre au moins, en prenant de nouveau, par exemple, (c les prudomes del rue », les « assir » esgardeurs avec les inspecteurs en titre en vue de compléter ces derniers ou même de les remplacer ^. Les circonstances où apparaissent les « sages » sont donc assez nombreuses et variées en elles-mêmes et se rapportent à presque tous les éléments essentiels de la vie urbaine.

Dans l'ensemble, un pouvoir réel spécial fait cependant défaut aux intéressés : selon un principe fondamental, ils servent uniquement de compléments personnels aux titulaires en fonctions. En général, à titre direct ou indirect, ils ont le rôle de conseilleurs-arbitres, justifiant essentiellement leur nom significatif de « prudhommes ». Mais l'exercice de leur intervention, par suite peut-être de la diversité des éléments à propos desquels cette action se manifeste, offre des différences très nettes. Avant tout, et sauf au sujet de Fesgarderie, il peut différer suivant que les appelés sont en relations avec le pouvoir ou avec les particuliers. Dans le premier cas, c'est dans des questions de nature importante que les prudhommes se montrent, mais ils n'y ont évidemment qu'une autorité délibérative, parce que les chefs de la ville ne sauraient les assimiler à eux-mêmes : ils constituent ainsi à leur tour une sorte d" extension du Conseil proprement dit. Au contraire, pour la justice arbitrale et gracieuse qui les met en rapports avec des particuliers, les circonstances sont en somme quelconques, mais puisque les individus privés remplacent en fait les juges ordinaires, quoique avec leur assentiment originel et leur contrôle final, ils ne peuvent au

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